Vote en Afghanistan la peur au ventre | International | DW | 19.10.2018
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International

Vote en Afghanistan la peur au ventre

L'insécurité et les tensions politiques avaient déjá causé le report du vote. Or aujourd'hui encore, les mêmes préoccupations demeurent. Jeudi, un attentat a décimé l'état-major sécuritaire de la province de Kandahar.

Écouter l'audio 01:57

Yusuf Rashid : "Nous allons envoyer des observateurs mais ce ne sera pas une surveillance élargie"

L'attentat a coûté la vie au puissant et redouté chef de la police de Kandahar, le général Abdul Raziq dont l'enterrement a lieu ce vendredi (19.10.18). De quoi faire peur aux électeurs de la province. À la suite de la réunion du conseil de sécurité national, les autorités ont décidé de repousser d'une semaine les élections à Kandahar. L'information a éte donnée dans un communiqué par le porte-parole de la présidence afghane.

 

Risque d'attentat

Kandahar votera à une autre date. Le reste du pays espère aller aux urnes comme prévu demain samedi. Mais Yusuf Rashid, employé de l'ONG "Fee and Fair Election Forum of Afghanistan" dit douter "qu'il puisse y avoir élection ce 20 octobre, si les mesures appropriées ne sont pas prises. Nous allons seulement essayer d'envoyer des bénévoles pour encadrer les élections mais ce ne sera pas une surveillance élargie."

Environ 54 mille agents de sécurité seront déployés pour surveiller les 5 mille bureaux de vote à travers le pays. Mais les autorités pensent que le scrutin ne sera pas possible dans plus de deux mille bureaux de vote à cause du risque élevé d'insécurité. Les Talibans et les combattants de l'organisation Etat islamique menacent de mener des attaques. Une bonne partie du territoire reste sous le contrôle de ces insurgés.

 

La corruption, facteur d'instabilité

Au delà de l'aspect sécuritaire, il y a le risque de contestations postélectorales. Une coalition de partis politiques accuse le président afghan Ashraf Ghani et la commission électorale de préparer des fraudes au profit des candidats du pouvoir. Accusations rejetées par les deux parties mises en cause. Même des groupes de défense des droits de l'homme déplorent que les conditions d'une élection équitable ne soient pas réunies.

D'après Attiqullah Amarkhail, expert militaire basé à Kaboul, la corruption pourrait être un facteur déstabilisateur de ce vote. Selon lui, "les gens dans le Nord de l'Afghanistan connaissent les barons locaux qui prennent de l'argent autant chez les Talibans que chez le gouvernement pour perturber les élections."

250 sièges sont à pourvoir lors de ces élections législatives afghanes. Quelque 68 sièges sont réservés aux femmes mais la loi électorale prévoit aussi des quotas pour les nomades Kuchi et chacune des communautés Hindu et Sikh.

 

Audios et vidéos sur le sujet

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