Vaclav Klaus use les nerfs de l′Europe | Dossier | DW | 14.10.2009
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Dossier

Vaclav Klaus use les nerfs de l'Europe

Alors que le Traité européen de Lisbonne vient d'être ratifié ce week-end par la Pologne et approuvé auparavant par référendum en Irlande, la république tchéque fait encore de la résistance

Czech Republic's President Vaclav Klaus holds a statement at the Prague Castle in Prague of some 20 km east of Prague, Czech Republic, Friday, Oct. 9, 2009. Klaus said Czech Republic needs to negotiate an exemption to the EU's Lisbon Treaty that will protect the country from post-war property claims and safeguard sovereignty of the judiciary. (AP Photo/Petr David Josek)

Le président tchèque Vaclav Klaus fait trainer la ratification du Traité de Lisbonne

En réalité il ne s'agit pas de la république tchèque mais seulement de son président, Vaclav Klaus qui s'obstine à ne pas vouloir ratifier le fameux traité qui devrait débloquer l'union européenne...Le premier ministre tchèque espère, lui, une solution au sommet européen d'octobre, il vient de le dire à Bruxelles. Reste le président tchéque, la fameux Vaclav Klaus...

Rigidité dogmatique

A bronze statue of former British Prime Minister Baroness Margaret Thatcher, unveiled by Baroness Thatcher herself, is seen inside the Palace of Westminster, London, Wednesday Feb. 21, 2007. The unveiling of the 7ft 6in bronze by sculptor Antony Dufort took place Wednesday evening in the Members' Lobby and Baroness Thatcher is the first living ex-Prime Minister to be honoured in such a way by the Commons. (AP Photo/Johnny Green, Pool)

Margaret Thatcher, la Dame de fer, inspire encore Vaclav Klaus

A 68 ans, moustache impeccablement taillée, élégance d'autrefois, Vaclav Klaus, vous l'avez dit est un peu un personnage d'une autre époque. Sa raideur d'apparence correspond à ses convictions idéologiques. Pour vous donner une idée: Vaclav Klaus, économiste de formation est un grand admirateur de l'ancienne dame de fer Margaret Thatcher.

Crainte d'un super-état

Et bien il se positionne comme défenseur de ce qu'il appelle "l'identité nationale" . Il reproche à l'Union européenne son "déficit démocratique", ses excès bureaucratiques et il redoute qu'elle ne se transforme en une sorte de super état. Et tant pis si le gouvernement tcheque, le sénat et les députés ont un autre avis que lui. Pour vous donner un exemple, durant la présidence tchéque de l'union européenne, il a refusé de hisser le drapeau bleu de l'europe sur le château de Prague où il réside en tant que président. Père spirituel de la droite tchèque, qu'il a mené au pouvoir en 2003, il n'hésite pas à ressortir les vieilles craintes datant de la seconde guerre mondiale. Il exige désormais avant de signer le Traité que l'on y inscrive une clause empêchant les Allemands qui ont été expulsés de la république tchèque aprés la guerre, de réclamer leurs biens.

Bruxelles hausse le ton

Et bien les Tchéques multiplient les signaux positifs en direction de Bruxelles. Jusques et y compris la cour constitutionnelle qui doit statuer sur une plainte de sénateurs amis de Monsieur Klaus. Mais le Président de l'Union européenne Jose Manuel Barroso a haussé le ton:"Il n'y a plus qu'un seul pays à ne pas avoir ratifié le Traité: la république tchèque, a-t-il déclaré officiellement. Nous respectons tout à fait l'ordre constitutionnel de la république tchèque. Il est donc clair que nous devons attendre les conclusions de la Cour. Mais dès que ceci est fait, le jugement permettant la signature, nous attendons des Tchèques qu'ils remplissent leurs obligations"

M. Klaus espère ainsi montrer à ses compatriotes qu'il est seul défenseur des intérêts du pays face à Bruxelles. Avant de signer. Lui aussi

elisabeth cadot/carine debrabandere