Un petit jeu dangereux | Vu d′Allemagne | DW | 05.07.2011
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Vu d'Allemagne

Un petit jeu dangereux

Les journaux commentent la rumeur qui circule selon laquelle le gouvernement allemand est en train de vendre 200 chars à l’Arabie Saoudite. L’information a été confirmée par Riyad, mais Berlin refuse tout commentaire.

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Les fameux chars Leopard

« Des chars contre les mollahs » titre Die Welt, qui salue ce petit commerce. Le journal explique que l'Arabie Saoudite a besoin de ces chars Leopard pour se protéger contre la super puissance de l'Iran. Bien sûr, reconnaît Die Welt, le moment n'est pas bien choisi, au regard des révoltes arabes ; il est aussi vrai que le régime saoudien est l'un des plus oppressifs de la région. Mais, s'insurge le quotidien, la montée au créneau de l'opposition politique allemande est exagérée. D'une part, ce n'est pas ce genre de chars que l'on envoie contre des manifestants. D'autre part, Riyad a besoin de ces blindés pour s'armer et devenir une puissance de dissuasion dans la région face à Téhéran. C'est une question de stratégie poursuit Die Welt. L'Arabie Saoudite a déjà fait savoir qu'elle ne regarderait pas les bras croisés l'Iran se doter de l'arme atomique. La seule solution pour éviter une course à l'armement nucléaire est donc celle-ci : armer Riyad avec des chars, c'est-à-dire avec des armes conventionnelles. L'Allemagne l'a compris, conclut le quotidien.

Westerwelle Saudi Arabien König Abdullah

Petit commerce entre amis en 2010 : Guido Westerwelle et le prince Abdallah

Il s'agit d'un méprisable commerce, s'insurge au contraire die tageszeitung, qui n'y voit qu'une mesure géostratégique dans la lignée de la politique américaine. Ainsi, le gouvernement allemand méprise totalement le printemps arabe, mais cela l'arrange, note le journal. Car les conséquences économiques et politiques d'une démocratisation de la région sont trop incertaines. Actuellement, avec des régimes autoritaires stables, le pétrole coule à flot, la puissance iranienne est isolée : bref, la situation est sous contrôle. Die tageszeitung note que l'Allemagne n'agit pas seule, les Etats-Unis aussi se sont tus lorsque l'Arabie Saoudite a envoyé ses chars réprimer la révolte des chiites de Bahreïn en mars dernier. Tout ceci correspond à la stratégie de l'OTAN dans la région, poursuit le quotidien : armer Riyad pour isoler Téhéran ! Mais on joue avec le feu, prévient die taz. Car la monarchie des Saoud est liée au mouvement du salafisme qui prône un islam intolérant, et pas seulement envers les chiites de la région.

Faire passer le pays avant la famille

Ex Premier Thaksin Shinawatra meldet sich per Video bei seinen roten Anhängern

Thaksin Shinawatra : pour l'instant, vaut mieux le tenir à distance, pense la Süddeutsche Zeitung

Un mot pour finir dans la Süddeutsche Zeitung sur le difficile travail de réconciliation qui attend la nouvelle Premier ministre thaïlandaise Yingluck Shinawatra. Un an après la révolte des « chemises rouges », elle doit réconcilier la société encore profondément divisée en deux. Le climat politique est empoisonné, il faut mettre fin à la crise. Shinawatra doit aussi honorer ses promesses, par exemple rehausser le salaire minimum. Et alors, seulement, elle pourra penser à amnistier son frère Thaksin, chassé du pouvoir par un coup d'Etat en 2006, et actuellement en exil à Dubaï. Mais le faire revenir tout de suite serait prématuré, conclut le journal.

Auteur : Cécile Leclerc
Edition : Yann Durand

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