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L'Euope déjoue les sanctions américaines contre l'Iran

Rémy Mallet
29 janvier 2019

Pour contourner les sanctions américaines contre l'Iran, les pays européens sont en passe de mettre en place un système financier leur permettant de conserver le lien commercial avec Téhéran.

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Belgien, EU-Gipfel - Emmanuel Macron, Präsident von Frankreich und Bundeskanzlerin Angela Merkel
L'entité, imaginée pour continuer à acheter du pétrole à l'Iran, sera enregistrée en France et aura une direction allemande. Image : Getty Images/O. Andersen

"L'Europe opte pour la confrontation", lance la Süddeutsche Zeitung, à propos de la création par l'Union européenne d'une nouvelle entité censée gérer l'argent versé à l'Iran pour le commerce. 

Ce "véhicule spécial" devrait donc permettre aux entreprises européennes de continuer à faire affaire avec l'Iran malgré les sanctions américaines. 

Le journal, qui cite le ministre allemand des Affaires étrangères, rappelle que la mise en œuvre de cette entité est imminente. 

Si les sanctions de Washington n'ont aucun effet juridique en Europe, les entreprises qui commercent avec l'Iran doivent toutefois craindre pour leurs activités, prévient le quotidien. 

Avant ce nouveau mécanisme, les Européens avaient déjà activé la loi dite de blocage visant à contrer les effets extraterritoriaux pour les entreprises européennes voulant investir en Iran. Mais cette loi a échoué, affirme le Handelsblatt, qui rappelle qu'elle n'a pas pu empêcher les sociétés comme Total Siemens ou Daimler de cesser leurs activités en Iran. 

Le "véhicule spécial" aurait dû être mis sur place depuis 2018. A en croire le Handelsblatt l'objectif poursuivi est de faire en sorte que l'Iran obtienne les avantages économiques de l'accord nucléaire en échange de sa renonciation à l'enrichissement d'uranium. 

Die Welt, de son côté, estime que ce mécanisme est une manière pour l'Union européenne de ne pas se laisser faire devant l'énorme influence américaine sur le système financier mondial. 

Un Syrien meurt en prison pour un délit qu'il n'a pas commis 

L'autre sujet de la presse est une histoire dramatique racontée par la Tageszeitung : celle de l'incendie, survenu en septembre 2018 à Clèves, dans l'ouest de l'Allemagne, dans la cellule d'un Syrien accusé à tort d'agression sexuelle. Le journal de Berlin qui a eu accès au dossier révèle que la police était en fait à la recherche d'un Malien prénommé Amedy Guira. 

Amad Amad, le nom de la victime en question, partage la même date de naissance que le Malien. Mais pour le quotidien berlinois, "la coïncidence de la date de naissance (1er janvier 1992) peut difficilement être prise pour référence car pour des dizaines de milliers de réfugiés, dont l'anniversaire n'est pas connu, cette date est entrée comme substitut". 
 

"Le fait que le lieu de naissance, Alep, soit différent n'a pas dérangé le procureur à Hamburg", regrette pour conclure la Tageszeitung.