Sortie de crise laborieuse au Proche-Orient | International | DW | 19.03.2010
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International

Sortie de crise laborieuse au Proche-Orient

Réuni à Moscou, le Quartette pour le Proche-Orient a demandé au gouvernement de mettre un terme à l'implantation de nouvelles colonies à Jérusalem-Est

Hillary Clinton était vendredi à Moscou avant de recevoir dimanche Benjamin Netanyahu

Hillary Clinton était vendredi à Moscou avant de recevoir dimanche Benjamin Netanyahu

La réunion aujourd’hui à Moscou du Quartette pour le Proche-Orient qui a rassemblé la secrétaire d'état américaine Hilary Clinton, son homologue russe Serguei Lavrov, le chef de la diplomatie européenne Catherine Ashton, le secrétaire général des Nations unies Ban Ki-moon et le représentant du Quartette, l'ancien Premier ministre britannique Tony Blair, n’aura pas livré de grands résultats – d’ailleurs personne ne s’y attendait – mais au moins aura-t-il réclamé à Israël de "geler toutes les activités de colonisation et de s'abstenir de procéder à des démolitions et des expulsion à Jérusalem-est."

C’est en substance le contenu de la déclaration qu’a faite le secrétaire général Ban Ki-moon à l’issue de cette réunion : "Rappelant que l'annexion de Jérusalem-Est n'est pas reconnu par la communauté internationale, le Quartette souligne que le statut de Jérusalem est une question de statut permanent qui doit être résolue par des négociations entre les parties et condamne la décision du gouvernement d'Israël qui prévoit de construire de nouveaux logements à Jérusalem-Est."

Continuer mais en silence

Du côté de l’Autorité palestinienne, ce n'est pas une surprise, on s’est félicité de la déclaration du Quartette. En revanche, il n'y a encore aucune réaction officielle du gouvernement israélien. Officiellement, pour l'instant, il est hors de question de renoncer à l'implantation de nouvelles colonies à Jérusalem-Est. L'annexion depuis 1967 de Jérusalem n'est pas reconnue par la communauté internationale mais Israël considère cette ville comme sa capitale "éternelle et indivisible".

Néanmoins, des sources gouvernementales citées par l'agence de presse AFP laissent entendre que cette colonisation devrait se poursuivre mais de manière plus discrète. En clair : cela va continuer mais en silence. Il est difficile toutefois de penser que le Premier ministre Benjamin Netanyahu puisse maintenir longtemps cette position face à Washington. Benjamin Netanyahu sera ce week-end aux Etats-Unis où il devrait rencontrer Hilary Clinton.

Auteur : Jean-Michel Bos

Edition : Carine Debrabandère

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