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Poutine et ses alliés chefs d'Etat africains

27 juillet 2023

Après Sotchi en 2019, la deuxième édition du sommet Russie-Afrique débute ce jeudi (27.07.2023) à Saint-Pétersbourg. Kremlin s'attend à une présence africaine significative.

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Le président centrafricain Faustin Touadera serre la main de son homologue russe Vradmir Poutine
Le président centrafricain Faustin Touadera serre la main de son homologue russe Vradmir PoutineImage : Sergei Chirikov/AP Photo/picture alliance

Quarante-neuf (49) Etats africains prennent part à ce sommet, selon un communiqué du ministère russe des Affaires étrangères. L'objet est de renforcer le partenariat économique et sécuritaire avec l'Afrique. Mais qui sont ces chefs d'Etats qui veulent à tout prix être présents ?

"Ce sont d'abord les présidents de deux grands pays africains, où il y a eu de mouvement de libération nationale : le Sud-africain Cyril Ramaphosa et l'Algérien Abdelmadjid Tebboune. Ce dernier a été d'ailleurs récemment en Russie", a déclaré Antoine Glaser. Cet analyste de l'actualité politique africaine estime en outre que d'autres présidents africains ont intérêt à ne pas rater ce rendez-vous: 

"Le Congolais Denis Sasou Nguesso, un traditionnel partenaire de la Russie, il y a également des présidents des pays de l'Afrique de l'Ouest qui ont connu des coups d'Etats , Assimi Goita du Mali, et Ibrahim Traoré du Burkina Faso."

Saint Pétersbourg accueille le 2e sommet Russie-Afrique
Saint Pétersbourg accueille le 2e sommet Russie-AfriqueImage : Maksim Konstantinov/Russian Look/picture alliance

Un sommet convoité

En 2019, la Russie avait réuni 45 Etats africains lors de son premier sommet à Sotchi. Un nombre important comparativement à d'autres sommets Union européenne - Afrique ou France-Afrique.

Peut-on alors parler de la rupture entre l'Afrique et ses partenaires occidentaux en faveur de la Russie? Il serait encore prématuré d'en déduire ainsi, estime le politologue béninois Victor Topanou :

"Par exemple le sommet France-Afrique est devenu une routine, une vieille histoire. Il n'attire plus comme il l'a été au début. C'est un disque devenu rayé, on ne manifeste plus le même intérêt", fait-il savoir.

"L'offre chinoise ainsi que l'offre russe apparaissent comme des offres nouvelles pour lesquelles on manifeste un intérêt évident. Les mêmes causes produisant les mêmes effets, je peux vous parier que dans cinq ou six ans cet intérêt sera en baisse", conclut-il.

La présence africaine à ce sommet est un enjeu symbolique et diplomatique majeur pour Vladimir Poutine, isolé par ses partenaires occidentaux en raison de la guerre en Ukraine. Des accords seront signés en marge de ce sommet entre pays africains et la Russie, a promis le Kremlin dans un communiqué.