Situation humanitaire déplorable à Homs | International | DW | 22.02.2012
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International

Situation humanitaire déplorable à Homs

Les appels au calme se font pressants en Syrie, notamment de la part du Comité international de la Croix-Rouge, le CICR. L'appel est soutenu par la Russie et vise à acheminer au plus vite de l’aide humanitaire.

In this Tuesday, Feb. 21, 2012 citizen journalism image provided by the Local Coordination Committees in Syria and accessed on Wednesday, Feb. 22, 2012, houses are seen damaged by Syrian government forces shelling in Homs, Syria. A Syrian activists said two foreign journalists were killed Wednesday by Syrian government forces shelling the restive central city of Homs. The report could not be immediately confirmed. (Foto:Local Coordination Committees in Syria/AP/dapd) THE ASSOCIATED PRESS IS UNABLE TO INDEPENDENTLY VERIFY THE AUTHENTICITY, CONTENT, LOCATION OR DATE OF THIS HANDOUT PHOTO

De nombreux civils n’ont rien à manger, des pénuries aggravées par l’offensive terrestre menée par l’armée contre le cœur de la résistance, le quartier Bab Amr, qui compte quatre-vingt mille habitants

Les habitants de Homs selon des témoins sont désespérés, après avoir subi dix-huit jours de bombardement sans répit de l’armée syrienne. Des centaines de personnes auraient trouvé la mort et des milliers d’autres sont dans une situation humanitaire déplorable. De nombreux civils n’ont rien à manger, des pénuries aggravées par l’offensive terrestre menée par l’armée contre le cœur de la résistance, le quartier Bab Amr, qui compte quatre-vingt mille habitants témoigne le journaliste Mohamed Orabi : "Depuis ce matin, des tonnes de bombes tombent sur Bab-Amr. D’autres parties de Homs aussi sont bombardées mais ici c’est particulier. Parce que les déserteurs de l’armée syrienne se cachent ici depuis le début des soulèvements. Les hôpitaux sont souvent bombardés. Les médecins ont ouvert un nouveau centre de santé, mais il a été touché aussi. On n’a rien à manger. Où sont donc les organisations des droits de l’homme, la Croix-Rouge ou le Croissant rouge ?". Mohammed Orabi et les autres habitants de Homs peuvent recevoir l’aide des organisations humanitaires mais elles sont aussi limitées dans leurs activités par les attaques.

In this Tuesday, Feb. 21, 2012 citizen journalism image provided by the Local Coordination Committees in Syria and accessed on Wednesday, Feb. 22, 2012, Syrian rebels are seen in Homs, Syria. A Syrian activists said two foreign journalists were killed Wednesday by Syrian government forces shelling the restive central city of Homs. The report could not be immediately confirmed. (Foto:Local Coordination Committees in Syria/AP/dapd) THE ASSOCIATED PRESS IS UNABLE TO INDEPENDENTLY VERIFY THE AUTHENTICITY, CONTENT, LOCATION OR DATE OF THIS HANDOUT PHOTO

Sanctions et rebelles sont responsables du manque d'aide médicale dit Damas

Le CICR demande l’ouverture d’un couloir humanitaire

Le Comité international de la Croix-Rouge, le CICR, est la seule organisation humanitaire qui a encore trente agents en Syrie. Il négocie depuis des jours avec les autorités syriennes en vue d’obtenir l’ouverture d’un couloir humanitaire et un cessez-le-feu. Objectif : apporter l’aide aux populations de Homs et des autres régions en crise selon, Bijan Fanourdi est le porte parole du CICR en Syrie : "Le gros problème, c'est l’accès aux populations. Malheureusement, on a déjà enregistré des morts dans les rangs des organisations partenaires du CICR. C’est très dangereux. C’est pourquoi nous avons besoin d’un cessez-le-feu partout. C’est ça la priorité, et après viendra l’aide". La situation est particulièrement critique à Homs, dit le CICR. Homs où deux journalistes, un Américain et un Français, ont été tués dans les bombardements qui ont visé le centre de presse dans le quartier de Bab Amr selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme. Les villes autres comme Hama, Deraa et Zabadani ont aussi besoin d'une aide d'urgence.

Auteurs : Kossivi Tiassou / Ulrich Leidholdt
Edition : Sandrine Blanchard

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01:51 min

Pour Damas, ce sont les sanctions et les rebelles qui sont responsables du manque d’aide et du chaos. Ecoutez l’analyse de Barah Mikaïl, spécialiste du Moyen-Orient.

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