Signature d′un accord de trêve sociale en Guinée | Afrique | DW | 03.04.2018
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Afrique

Signature d'un accord de trêve sociale en Guinée

Le président guinéen Alpha Condé et le chef de file Cellou Diallo ont signé à Conakry un accord sous forme d'une trêve sociale mettant fin aux manifestations de rue. Les deux hommes se font-ils pour autant confiance?

Cette rencontre entre Alpha Diallo et Cellou Dalein Diallo s'inscrit dans le cadre d'une démarche de décrispation de la situation politique tendue depuis plusieurs semaines. A la fin ce rendez-vous ces deux hommes politiques ont signé un accord. Mais quel est le contenu de cet accord? 

"Le chef de l'Etat a réengagé les institutions qui sont chargées d'appliquer les accords précédents, à savoir la réécriture de la loi électorale, l'indemnisation des victimes des crises politiques", explique Ousmane Gaouai Diallo, député de l'opposition à l'assemblée nationale. "Le deuxième point, c'est de trouver une issue favorable de propositions de solutions à la sortie de crise, en rapport aux voix qui ont été spoliées à l'opposition à l'occasion du dernier scrutin."

Guinea Wahlen in Conakry (Getty Images/AFP/C. Binani)

Le président de Guinée Alpha Condé lors des élections en février dernier.

Aucune confiance envers Alpha Condé

Si cet accord contribuera à une décrispation globale, l'opposition émet déjà des réserves quant à son respect, et ce au lendemain de sa signature. Car pour le député Ousmane Diallo, le président Condé n'est pas à son premier accord non respecté. "Il n y'a aucune confiance, on ne donne pas un blanc-seing à Alpha Condé. Il n'a pas montré beaucoup de sa capacité à respecter les engagements qu'il prend. Il les prend avec beaucoup de facilité. Il ne les respecte pas du tout. Mais l'opposition est engagée dans un processus de dire que lorsqu'il y'a une opportunité de trouver des solutions par le dialogue, nous préférons ça aux manifestations. Maintenant, il appartient au chef de l'Etat de crédibiliser sa parole. La balle est dans son camp."

Pour le président de la coordination de société civile de Guinée, Dansa Kourouma, il ne faut pas attendre d'avoir une paralysie de la situation politique ou des morts dans des affrontements pour engager ce genre de dialogue. C'est pour cela qu'il fonde espoir malgré tout en cet accord signé entre opposition et pouvoir. "Si ce comité a les coudées franches, j'ai la ferme conviction que les préoccupations formulées par l'opposition trouveront une solution dans le respect de la loi et dans le respect de la préoccupation de l'ensemble des citoyens de notre pays", explique-t-il.

Guinea Wahlen in Conakry (Getty Images/AFP/C. Binani)

Ils étaient nombreux à faire la queue pour voter en février dernier pour la première fois depuis la fin de la dictature militaire, en 2005.

Mise en place d'un comité de surveillance

Pour le respect de cet accord, la société civile entend jouer sa partition en mettant en place un comité d'éveil et de surveillances pour le suivi et l'application des différents points et d'inviter chacun à respecter sa signature. "Nous, la société civile, on veillera dans le cadre du respect de la volonté populaire et dans la recherche d'un climat d'apaisement et chaque partie s'acquitte de ses obligations et respecte ses engagements dans le délai", poursuit Kourouma.

Les Guinéens espèrent que les acteurs engagés dans ce processus les aideront à renouer avec un climat de paix sociale favorable à la relance des activités.

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