RDC: la contestation sociale prend de l′ampleur | Afrique | DW | 07.02.2019
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Afrique

RDC: la contestation sociale prend de l'ampleur

Félix Tshisekedi, le nouveau président de la RDC fait face à des vastes mouvements de grèves dans plusieurs entreprises étatiques. Les fonctionnaires réclament plusieurs mois d’arriérés de salaire.

Écouter l'audio 02:06

"Ce mouvement social est un volcan que l'on a longptemps étouffé" (René Kalonda, président du syndicat des travailleurs de la RTNC)

 Ces revendications, qui ne sont pas toutes prises en considération, illustrent les attentes des congolais sur l’amélioration de leurs conditions de vie.  

Les premiers jours à la tête du pays ne sont pas de tout repos pour Félix Tshisekedi. Le  nouveau président  est très attendu sur le front social, indique à la DW l’un de ses proches, qui admet que Félix Tshisekedi et son futur gouvernement n’auront pas la tâche facile. Il en veut pour preuve les manifestations des étudiants de l’université de  Lubumbashi, 3 jours seulement après la prestation de serment du président élu.

Nouveau bras de fer pour Félix Tshisekedi

Au même moment a Kinshasa, les employés de la société de transport urbain, ceux de la société des transports et des ports ainsi que leurs collègues de la société nationale d’assurances étaient entrés  en grève ou manifestaient pour réclamer des arriérés de salaire.

La grande surprise est venue cette semaine de la Radio & Télévision nationale, RTNC. Le syndicat des journalistes de cet établissement  menace aussi d’aller en grève. Souhaient-ils accroitre leur pression sur le nouveau président ?

"C’est un mouvement social, mais je considère cela comme un volcan qu’on a étouffé pendant un moment mais aujourd’hui ca éclate. Nous avons tenu a avoir un  dialogue social avec les employeurs, ils ne l'ont pas rendu poossible ! Aujourd’hui avec l’avénement d’un nouveau chef de l’Etat, c'est l’occasion de faire valoir nos revendications…explique René Kalonda, le président du syndicat des travailleurs de la RTNC.

Si les uns ont  contesté  et obtenu le départ du DG de la société de Transco, les autres doutent de la méthodologie  de la présidence de la république à solutionner les problèmes.  "On a commencé le mouvement de grève depuis 2015, mais l’ancien régime n’a pas pris compte de nos revendications, lui même (le DG) disait que (les gens cherchaient sa tête) c’était pour des raisons politiques," soutient Augustin Kalume qui travaille au département  des finances  de la  société Transco .

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