Querelles diplomatiques autour du dégel des fonds libyens à l′étranger | Afrique | DW | 25.08.2011
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Afrique

Querelles diplomatiques autour du dégel des fonds libyens à l'étranger

Les Etats-Unis, qui voulaient une levée de l'embargo onusien sur des fonds libyens, se sont heurtés au refus de l'Afrique du Sud. Pretoria et l'Union africaine n'ont pas encore reconnu le CNT libyen.

Mahmoud Djibril le Premier Ministre du CNT libyen est à la recherche d'aide d'urgence

Mahmoud Djibril le Premier Ministre du CNT libyen est à la recherche d'aide d'urgence

Mercredi au siège des Nations unies à New York, les Etats-Unis ont tenté en vain de convaincre l'Afrique du Sud, membre du Conseil de sécurité, de favoriser l'adoption d'une résolution levant le gel des avoirs libyens. Celui-ci a été décidé par l'ONU courant février, lorsque les forces de Mouammar Kadhafi ont commencé à réprimer l'insurrection. Washington voudrait en fait débloquer un milliard et demi de dollars qui seraient destinés aux urgences humanitaires en Libye.

USA UN Sicherheitsrat in New York zu Libyen

Les Etats-Unis proposent une résolution levant le gel des avoirs libyens

L'ambassadeur sud-africain à l'Onu a fait savoir que son pays préférait attendre la décision de l'Union africaine concernant le CNT. L'organisation panafricaine devrait se réunir jeudi et vendredi pour décider si elle reconnaît ou non le CNT comme représentant légitime des Libyens.

De plus en plus de pays africains reconnaissent le CNT

Le Burkina Faso et le Tchad, indiqués comme des supporters de Mouammar Kadhafi, ont reconnu mercredi le CNT. Avant eux, de nombreux autres pays africains l'ont fait : la Tunisie, le Maroc, l'Ethiopie, le Nigeria, le Sénégal et la Gambie. La réaction de l'Afrique du Sud n'est pas surprenante.

Jacob Zuma bei Afrika-Weltwirtschaftsforum

Le président sud-africain Jacob Zuma défend la position de l'Union africaine

Mardi, le président Jacob Zuma a encore dénoncé les frappes de l'OTAN et accusé les puissances coalisées d'avoir sapé les efforts de l'Union africaine en vue de trouver une solution au problème libyen. L'Afrique du Sud, qui avait voté la résolution de l'Onu autorisant l'intervention étrangère, cherche depuis le début des frappes aériennes à se repositionner derrière l'Union africaine, qui n'a toujours pas reconnu le CNT.

L'Union africaine embarrassée par le dossier libyen

Il faut encore attendre les conclusions de sa réunion jeudi ou vendredi. Mais face à la tournure prise par les événements, l'Union africaine se verra sans doute obligée de faire le pas. L'organisation panafricaine est devant un embarras qu'a déjà bien résumé le ministre nigérian des affaires étrangères Ashiru Olugbenga. Il y a, dit-il, en Afrique, des pays qui ont profité de Kadhafi. "Cela rend difficile la prise d'une décision commune".

Ecoutez ci-dessous les explications de Carine Debrabandère à 17h TU.

Malgré la prise du quartier général de Mouammar Kadhafi par les rebelles et la fuite du guide libyen, l'Algérie n'a toujours pas reconnu le Conseil national de transition, le CNT, comme autorité légitime. Les autorités algériennes, accusées de soutenir le régime libyen, souhaitent pourtant la stabilité dans le pays voisin. Comment expliquer cette position ambigüe ? Ecoutez ci-dessous l’analyse du politologue algérien Ahmed Rouadjia.

Auteur : Fréjus Quenum
Edition : Kossivi Tiassou

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