Poursuivre les manifestations ou pas ? Les Guinéens partagés | Afrique | DW | 24.10.2019
  1. Inhalt
  2. Navigation
  3. Weitere Inhalte
  4. Metanavigation
  5. Suche
  6. Choose from 30 Languages
Publicité

Afrique

Poursuivre les manifestations ou pas ? Les Guinéens partagés

En Guinée, nouvelle grosse journée de mobilisation ce jeudi 24 octobre contre le pouvoir. Mais certains commencent à se lasser des manifestations qui entravent l'économie du pays.

"Les manifestations à Conakry, ça me dégoûte" (Moussa Camara, étudiant)

Le commerce et l'éducation souffrent particulièrement de la mobilisation : craignant des violences, les portes des boutiques et des établissements scolaires se ferment tandis que les moyens de transport ne marchent pas ou alors seulement au ralenti.

"Vu la situation socio-politique de la Guinée on ne parvient pas à faire le commerce," raconte Abdoulaye Diabi. "Les Guinéens vivent du quotidien si le quotidien n'est pas gagné ce n'est pas bon pour nous. Si les manifestations cessent en Guinée ça va être bon pour nous. On a pris les marchandises à crédit et ça devient un endettement pour nous."

Du côté des étudiants, certains sont contraints de renoncer à aller en cours, faute de pouvoir se rendre à l'université. "Les manifestations à Conakry, ça me dégoûte," dit Moussa Camara, un étudiant. "Il y a toujours eu des dégâts. C'est pourquoi je suis contre. Faire trois ou quatre jours sans cours, cela nous pénalise, nous ressentons les résultats en fin d'année."

Abdoul Bangoura lui n'est pas contre les manifestations. Mais il souhaite que l'Etat parvienne "à encadrer les manifestants". 

D'ici la fin de la semaine, d'autres manifestations à l'appel du Front national pour la défense de la Constitution (FNDC) sont prévues. Les diplomates accrédités en Guinée appellent, eux, à privilégier le dialogue.

 

 

 

Audios et vidéos sur le sujet