Le harcèlement sexuel dans le cinéma était au cœur des Sotigui Awards. Face au silence des victimes, l’académie veut briser le tabou pour lutter efficacement contre ce phénomène.
Le cinéma africain n’échappe pas aux pressions, au chantage pour obtenir des rôles et aux abus, qui touchent surtout les actrices débutantes.
Le hashtag #MemePasPeur, lancé par deux actrices burkinabè et française, avait déjà dénoncé ces pratiques.
Aux Sotigui Awards, les professionnels appellent à libérer la parole et à protéger les victimes. Debbie Bakuseka rappelle que beaucoup de jeunes actrices sont harcelées et parfois abusées. Certaines abandonnent leur carrière, d’autres se taisent.
Pour la réalisatrice Apolline Traoré, il est temps que les victimes parlent malgré le tabou. D’autres acteurs appellent à la prudence en l’absence de témoins.
Les sanctions existent en Afrique, mais leur application reste inégale, souligne l’acteur sénégalais Cheikh Babou Gaye.
Malgré des initiatives comme #MeToo, le manque de soutien et de visibilité freine encore la lutte contre le harcèlement sexuel.