Mauritanie: Mohamed Ould Abdel Aziz poussé vers un troisième mandat | Afrique | DW | 23.07.2018
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Afrique

Mauritanie: Mohamed Ould Abdel Aziz poussé vers un troisième mandat

En l’état, l’actuelle constitution interdit au président mauritanien de briguer un troisième mandat. Il a déjà été élu pour deux mandats successifs. Mais certains collaborateurs n'excluent pas qu'il se présente encore.

"Il n'est plus possible au président actuel d'exercer un autre mandat" (Salek Ould sidi Mahmoud)

La polémique a été relancée Jeudi (19.07.) quand le ministre mauritanien de la Culture et porte-parole du gouvernement Mohamed Lemine Ould Cheikh, à l’issue du traditionnel conseil des ministres laissait entendre que "ceux qui parlent du départ du président à l’expiration de son mandat en 2019 sont de véritables rêveurs."

Il insinuait donc que Mohamed Ould Abdel Aziz ne quittera pas le pouvoir. De quoi faire bondir Salek Ould sidi Mahmoud, l’un des vice-présidents du Rassemblement national pour la réforme et le développement, le parti islamiste Tawassoul, la deuxième force politique de Mauritanie. Selon lui en effet, "cette question est tranchée par la constitution. Tout est clair. Il n'est plus possible au président actuel d'exercer un autre mandat, un troisième mandat. Il  y a un verrouillage. Ces articles ne peuvent pas être amendés, même avec un referendum. Il y a une seule possibilité, c'est de suspendre la constitution et d'écrire une nouvelle constitution."


Deux poids, deux mesures ?

On se rappelle qu’en février dernier, un groupe de manifestants a été arrêté pour avoir demandé publiquement au président mauritanien de briguer un troisième mandat. Ces manifestants venus de différents quartiers de Nouakchott affirmaient agir de façon spontanée, contre la décision du président Mohamed Ould Abdel Aziz de ne plus briguer de mandat en 2019.

Ce qui irrite certains observateurs de la vie politique nationale, c'est surtout le fait que plusieurs membres du gouvernement réitèrent cette même demande sans être inquiétés.


Mohamed Diop : "le parti au pouvoir veut remobiliser ses militants"

Pour sa part, le rédacteur en chef du journal Al Akhbar dit être habitué à ce genre de déclarations. Selon Mohamed Diop "il y a d'autres ministres qui l'ont fait et certains même l'ont fait devant l'Assemblée nationale. Les cadres du parti au pouvoir, UPR, Union pour la République, commencent à un peu s'inquiéter. Parce qu’ils se disent que le président ne sera plus là, va partir... Donc, ce genre de déclaration, moi, je pense que ça vise le parti au pouvoir pour que les gens puissent se remobiliser davantage et aller à l'assaut des prochaines élections législatives et municipales", soutient-il.

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