Machine à voter... et à polémique en RDC | Afrique | DW | 22.02.2018
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Afrique

Machine à voter... et à polémique en RDC

Les autorités congolaises ont présenté mercredi (21.02.18) la "machine à voter", alors que les élections générales sont prévues pour la fin de l'année 2018. Mais cette présentation a suscité de nouvelles critiques. 

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"C'est une machine qui est dotée d'un logiciel d'exploitation maniable à souhait." (Eve Bazaiba Masudi)

La semaine dernière, l'ambassadrice américaine aux Nations Unies, Nikky Haley, a émis "des réserves quant à la fiabilité de ce système de vote électronique". L’opposition et la société civile partagent son scepticisme. 

Quant à l’Abbé Donatien Nsholé, secrétaire général de la Cenco, la Conférence épiscopale nationale du Congo, il suggère de "recourir à une expertise indépendante qui puisse rassurer l’opinion".

Pour sa part, l'opposition dénonce le coût exhorbitant de la "machine à voter". "Une seule machine revient à 1500 dollars américains, et nous allons avoir à peu près 100 000 bureaux de vote. Donc, il faut plus ou moins 100 000 machines, c'est à dire 150 millions de dollars, rien que pour l'achat des machines.

Nous rejetons cette machine à voter, parce que c'est une machine qui est dotée d'un logiciel d'exploitation maniable à souhait, et d'un système  de programmation par puce qui peut être codifié à volonté", estime Eve Bazaiba Masudi, secrétaire générale du MLC, le parti de Jean-Pierre Bemba. Pour elle, la "machine à voter" n'est pas conforme à la loi électorale et son usage risque de violer le secret du vote.

Le siège de la Commission nationale électorale

Le siège de la Commission nationale électorale à Kinshasa

Réaction de la CENI

Les critiques émises par les acteurs politiques ne seraient que des faux-fuyants pour obtenir un report des élections.

"Nous venons de démontrer cela à une équipe de la Lucha qui est restée bouche-bée. Nous venons de le faire avec 100 ou 150 journalistes qui sont surpris. Les gens, peut-être qu'ils veulent une transition. Mais, au lieu de le dire, ils veulent que ça sorte de la bouche de quelqu'un d'autre, en disant, nous refusons la machine.

Pour que celui-là dise, si vous refusez la machine, les élections ne seront pas possibles. Donc, il y a transition. Alors, ils vont dire dans l'obscurité et dans l'ombre: bravo!", s'emporte Jean-Pierre Kalamba Mulumba N’galula, rapporteur de la Commission électorale, joint par la DW. 

Selon la CENI, avec  la "machine à voter", les électeurs pourront voter en même temps pour les trois élections prévues en décembre, la présidentielle, les législatives et les provinciales.

Pour chacun de ces scrutins, la photo des candidats apparaîtra sur l'écran tactile, la machine zoomera ensuite sur le candidat choisi.

Écouter l'audio 08:31
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"L’opposition veut une transition mais n’ose pas le dire." (Jean-Pierre Kalamba Mulumba N’galula, CENI)

 

 

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