Lutte pour un monde sans mines | International | DW | 01.12.2011
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International

Lutte pour un monde sans mines

La 11ème conférence d'Ottawa, qui se déroule jusqu'à vendredi à Phnom Pehn, au Cambodge, doit fixer de nouveaux délais pour la destruction des stocks de mines ainsi qu'une aide supplémentaire aux victimes.

Bildrechte liegen bei DW-Redakteur Daniel Pelz

Un danger répandu à travers le monde

Des milliers de personnes sont blessées ou tuées chaque année par des mines antipersonnel à travers le monde. Depuis 1999, 158 pays ont signé la Convention d'Ottawa, qui vise à faire interdire et détruire ces armes. Ce n'est pas un hasard si la 11ème conférence pour l'interdiction des mines antipersonel a lieu au Cambodge. Ce pays d'Asie du Sud-Est encore l'un des plus miné au monde.

Staniswlav Damsanovic, foreground left, from Germany, deputy program manager, explains to members of an international delegation during a field tour to a clearance site of land mines near the Cambodia-Thailand border, in Pailin province, once a Khmer Rouge stronghold in northwestern Cambodia, Sunday, Nov. 27, 2011. Cambodia on Sunday is hosting a six-day international conference on land mine clearance in Cambodia's capital of Phnom Penh. (AP Photo/Heng Sinith)

Opération de déminage dans la province de Pailin au Cambodge

La guerre du Vietnam, la terreur sous le règne des Khmers rouges et les années de guerre civile qui ont suivi ont laissé des traces terribles. Depuis 1979, 65 000 Cambodgiens ont été victimes des mines antipersonnel, 21 000 d'entre eux sont morts. Autour de la frontière avec la Thaïlande, des régions entières sont encore truffées de mines antipersonnel. Il y a quelques semaines, dans la région de Samraong, au nord du pays, un tracteur a roulé sur une mine. Les dix fermiers qui allaient aux champs sont décédés. Sen Sowatha, lui, était soldat du gouvernement dans la lutte contre les Khmers rouges en 1997. Il a perdu ses deux pieds dans l'explosion d'une mine :

« Je suis venu à la conférence pour demander au monde de ne plus produire ces mines. Parce que dans une famille, si une seule personne est blessée par une mine, c'est la vie de tous qui s'appauvrit. »

A Cambodian soldier with both legs amputated after having them lost in a mine blast, Mongkol Borei, Cambodia.

Soldat cambodgien victime d'une mine antipersonnel

Sur les 158 Etats signataires de la Convention d'Ottawa, 87 ont déjà détruit tous leurs stocks. D'autres sont accusés de continuer à les utiliser. C'est le cas de la Syrie, d'Israël, de la Libye et de la Birmanie. La Birmanie s'est tout de même rendue à la réunion de Phnom Penh. Même si son représentant défend toujours l'usage des mines, sa présence inattendue est un espoir pour les ONG qui y voient une possible ouverture au dialogue. Plus de 4 000 personnes ont été blessées ou tuées l'an dernier par des mines, soit davantage qu'en 2009, alors que 40 millions ont déjà été détruites.

Auteur : Aurélie Juignet
Edition : Aude Gensbittel

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