L′Union européenne réagit aux violences en RDC | Afrique | DW | 03.01.2018
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Afrique

L'Union européenne réagit aux violences en RDC

Alors que les autorités congolaises ont salué la rigueur et la fermeté des forces de sécurité, à l'étranger, les réactions, d'abord timides, se sont multipliées mercredi. L'UE notamment, a fait entendre sa voix.

C'est par la voix de la cheffe de la diplomatie européenne, Federica Mogherini, que l'Union européenne s'est prononcée. Dans un communiqué, publié mercredi matin, le Service européen pour l'action extérieure dénonce "le recours à la violence" et "le blocage des médias" par les autorités congolaises. Bruxelles rappelle que le droit de manifester, la liberté de réunion et la liberté d'expression sont inscrits dans la Constitution congolaise. Par ailleurs, l'Union européenne exhorte les autorités congolaises à "progresser vers des élections crédibles en 2018".

Dissensions au niveau des Etats membres ? 

Des informations concernant un possible blocage au niveau de la France et de l'Espagne, en raison d'intérêts économiques, ont par ailleurs circulé sur les réseaux sociaux. Mais ni le service de madame Mogherini ni le Conseil européen qui représente les Etats membres ne disposaient, pour l'heure, de détails officiels sur le sujet. 



Le ministre belge des Affaires étrangères, Didier Reynders, a en revanche affirmé qu'il évoquerait le dossier congolais, avec ses homologues, lors de la prochaine réunion du Conseil des ministres des Affaires Etrangères, prévue le 22 janvier.


La dernière prise de position de cet organe remonte au 11 décembre. Les 28 avaient alors prolongé pour un an les sanctions contre des responsables congolais et conditionné le financement des élections à des progrès sur la liberté.

Est-ce suffisant ? Pour Cécile Kyenge, membre italienne du Parlement européen d'origine congolaise, la réponse est non : "j'attends aussi autre chose. On doit arriver à faire des sanctions encore plus dures, des sanctions ciblées. Les responsables de ces exactions doivent payer." 

"Ce qui est triste", dit-elle, "c'est que pour le moment, on n'a pas vu beaucoup d'Etat membres se prononcer. Au niveau du Parlement, on va lutter pour que tous les Etats membres puissent parler d'une même voix, que les enfants de la République démocratique du Congo puissent profiter aussi de leurs richesses."

Réactions de l'UA et de l'Allemagne 

Le président de la Commission de l'Union africaine, Moussa Faki Mahamat, s'est dit profondément préoccupé par les incidents du 31 décembre. Il appelle à faire toutes la lumière sur les excès commis par les forces de l'ordre congolaises.



Enfin, l'Allemagne a fait savoir que la tenue des élections le 23 décembre 2018 était la condition pour que la RDC se dote d'un gouvernement démocratique et légitime. Berlin prévient que sans processus électoral crédible, les relations avec Kinshasa ne pourront pas revenir à la normale.

Kinshasa félicite ses forces armées 

24 heures après la sortie médiatique de l'archevêque de Kinshasa, le cardinal Laurent Monsengwo, Lambert Mende Omalanga, est par ailleurs monté au créneau.

Lors d'une conférence de presse, le ministre des médias et porte-parole du gouvernement a précisé la position des autorités face à la marche initiée par le Comité Laïc de Coordination (CLC), organisation qu’il a qualifié de "fantomatique" et de "sans domicile fixe".

Il a également appelé la population à dénoncer tous ceux qui seraient tentés de renverser les institutions en place par des voies non démocratiques. 

Ecoutez ci-dessous ses propos, recueillis par notre correspondant Saleh Mwanamilongo.


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01:03 min

Déclaration de Lambert Mende à propos du 31 décembre 2017

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