L′ONU enquête sur le drame du 31 mai | International | DW | 10.08.2010
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International

L'ONU enquête sur le drame du 31 mai

Ouverture à New-York de la commission d'enquête de l'ONU sur l'assaut meurtrier de l'armée israélienne contre une flottille d'aide à Gaza. La Turquie et Israël restent divisés sur le déroulement de la catastrophe.

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La flottille turque Mavi Marmara

Neuf militants turcs avaient trouvé la mort lors des affrontements. Sous la pression internationale, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu avait accepté début août que l'ONU ouvre une enquête.

Multiplication des commissions d'enquête

Israelische Flotte will Gaza-Hilfe stoppen Dossierbild 1

Les soldats israéliens avant l'assaut du navire

Cinq commissions se penchent sur l'assaut contre la flottille d'aide à Gaza. Une commission israélienne tout d'abord face à laquelle le ministre israélien de la défense Ehud Barak a affirmé ce matin que l'envoi du bateau humanitaire constituait une "provocation planifiée" de la part de la Turquie. Bien entendu, Ankara dispose également de sa propre commission d'enquête, tout comme le Conseil des droits de l'homme de l'Onu, ainsi que le contrôleur de l'Etat israélien. Mais la commission d'enquête la plus attendue est surtout celle mise en place par le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-Moon, et qui commence ses travaux aujourd'hui. Elle est composée de plusieurs experts ainsi que de représentants d'Israël et de la Turquie.

Nombreuses sont les questions qui attendent des réponses, comme l'explique Sylke Tempel, experte à l'Institut Allemand de Politiques Etrangères :

"Il est intéressant de regarder du côté de chacun des protagonistes. Côté turc: le gouvernement avait-il été mis en garde par Israël? était ce de la provocation? Et côté israélien : comment la décision militaire a été prise? pourquoi a-t-on a pris d'assaut le bateau avec des hélicoptères, ce qui a fait dégénérer la situation ? C'est une question difficile car aucun gouvernement n'accepte de se prononcer ouvertement sur ses stratégies et sur les informations dont disposent ses services secrets."

weltweite Proteste gegen Israel Überfall vor Gaza

Des voix s'élèvent dans le monde contre le blocus de la bande de Gaza - ici en Indonésie

La recherche de la vérité

C'est la tâche qui incombe à ce panel d'experts de l'ONU - une tâche loin d'être aisée. D'autant que Benjamin Netanyahu a déjà fait savoir qu'Israël ne va pas coopérer avec la commission si celle-ci demande à interroger ses soldats. Les experts réussiront-ils malgré tout à faire la lumière sur ce qui s'est passé le 31 mai dernier? Sylke Tempel :

"Une telle commission peut naturellement toujours échouer car elle est précaire. Chaque Etat a toujours intérêt à ce que ses soldats ne soient pas interrogés, les Etats négocient entre eux pour savoir qui va interroger quel soldat, sous quelles conditions. Je suis sûre à 100% que la Turquie non plus n'acceptera pas que ses soldats soient interrogés. Il va falloir réussir à trouver des compromis diplomatiques."

On le voit : les intérêts de sécurité de chacun des protagonistes sont en jeu. Car au-delà de cet assaut de la flottille, c'est la politique israélienne du blocus de Gaza qui est remise en question par l'Etat turc. Le travail qui attend cette nouvelle commission d'enquête s'annonce difficile.

Auteur : Cécile Leclerc
Edition : Fréjus Quenum

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