L′extrême droite est toujours là | Vu d′Allemagne | DW | 22.03.2011
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Vu d'Allemagne

L'extrême droite est toujours là

Dans les journaux allemands de ce mardi, on revient sur les élections régionales du week-end dernier, en Saxe-Anhalt, dans l'Est de l'Allemagne. On évoque aussi l'avenir du mouvement de contestation au Yémen.

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Le NPD a obtenu 4,6% des voix dimanche en Saxe-Anhalt

Le parti d'extrême droite NPD parvient-il à faire son entrée dans un parlement régional, et c'est l'hystérie. Echoue-t-il en dessous de la barre des 5%, et l'alerte est rapidement levée. Si seulement c'était aussi simple, note la tageszeitung. Une chose est vraie : la défaite électorale fait mal au NPD et c'est une raison de se réjouir. Mais, le problème posé par le NPD n'est pas une simple affaire de résultats aux élections régionales.

Deutschland Japan Bundestag Atomkraft Angela Merkel und Guido Westerwelle

Les prochains scrutins régionaux promettent d'être difficiles pour la chancelière Merkel

En définitive, les extrémistes de droite sont déjà représentés par une trentaine d'élus dans les conseils municipaux de Saxe-Anhalt. Sans parler des néonazis locaux qui, au quotidien, tentent d'imposer leur "hégémonie culturelle". L'extrémisme de droite n'est pas un problème seulement le jour des élections. Lorsque les caméras sont parties, les nazis et leurs amis sont toujours là, même s'ils ne sont pas au Parlement régional.

C'est une autre élection régionale qui a inspiré une caricature à la Süddeutsche Zeitung, celle du Land de Bade-Wurtemberg, prévue dimanche prochain. On y voit les deux leaders du gouvernement allemand, Angela Merkel et Guido Westerwelle, qui tentent de s'abriter d'une éventuelle catastrophe nucléaire. Et de la cheminée de la centrale sort une fumée rouge et verte, les couleurs de deux partis d'opposition, le SPD et les écologistes. En effet, ce Land abrite plusieurs réacteurs et la question de l'énergie atomique s'y est imposée comme un thème de campagne majeur.

Jemen Proteste 2011

Un manifestant anti-gouvernement, à Sanaa, le 19 mars

La Frankfurter Allgemeine Zeitung s'intéresse à l'avenir du Yémen. Parmi les manifestants de la Place Tahrir, à Sanaa, beaucoup espèrent que leur pays se verra doté de structures démocratiques en cas de chute du président Ali Abdallah Saleh. Mais dans un pays particulièrement archaïque, marqué par les rivalités tribales et les querelles de clans, difficilement comparable à l'Egypte ou à la Tunisie, cela est pour le moins improbable.

Le risque d'un putsch militaire grandit, d'autant plus que le demi-frère du président, Ali Muhsin al Ahmar, s'est placé à la tête du mouvement de protestation. C'est encore plus dérangeant, lorsque l'on sait qu'il était l'officier de liaison avec Al-Qaïda. Ces contacts étaient justifiés, sous le prétexte que les djihadistes représentaient un danger plus limité pour l'Etat que le puissant mouvement sécessionniste dans le Sud du pays. Ce qui se passe au Yémen va donc être observé de près, surtout en Arabie Saoudite, touchée depuis plusieurs jours, à son tour, par des protestations.

Auteur : Sébastien Martineau
Edition : Georges Ibrahim Tounkara

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