Les mobiles des attentats de Ouagadougou | Afrique | DW | 05.03.2018
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Afrique

Les mobiles des attentats de Ouagadougou

Les premiers éléments de l’enquête confirment que la majorité des assaillants habillés en uniformes militaires étaient des Burkinabè. Et dans l’opinion, on continue de s'interroger sur les mobiles de la double attaque.

Écouter l'audio 04:59

"A l’époque de Blaise Compaoré, ces djihadistes n'avaient pas intérêt à toucher le Burkina " (Lemine Ould Salem, journaliste mauritanien)

Les enquêtes se poursuivent au Burkina Faso pour tenter de faire la lumière sur le double-attentat qui a frappé, vendredi, la capitale Ouagadougou. Ce lundi, la justice a entendu deux hommes, soupçonnés d’être impliqués dans ces attentats revendiqués par le Groupe de soutien à l'islam et aux musulmans, le GSIM. Ce groupe lié à Al-Qaïda est dirigé par le chef d'Ansar Dine, le Touareg malien Iyad Ag Ghaly.

Pour l’heure, les autorités burkinabè privilégient la piste djihadiste. Surtout depuis que l’attentat a été revendiqué par le Touareg malien Iyad Ag Ghaly, le chef d'Ansar Dine. Cependant, certains n’excluent pas un lien entre les djihadistes et des personnes liées au putsch raté de septembre 2015. Ce putsch a été mené par le général Gilbert Dienderé. L'ex-régime de Blaise Compaoré est-il donc lié à cette double-attaque terroriste ? "Non. Moi, je ne ferais pas ce lien là, parce que ce sont des gens qui se battaient pour leur propre cause, qui avaient été radiés par le régime Compaoré. Ils n'ont aucune raison d'en vouloir au nouveau régime, ni de s'allier à l'ancien régime qui les a fait partir de l'armée", répond Lona Charles Ouattara, un ancien Colonel de l’armée de l’air du Burkina Faso. Il a aussi été le chef des opérations aériennes des Nations Unies.


Collusion ?

Autre interrogation: pourquoi, le Burkina n’a-t-il jamais été pris pour cible sous le règne du président déchu, Blaise Compaoré ? "Ce n'était pas une cible importante pour ces groupes là. Et ces groupes djihadistes n'avaient pas intérêt à toucher le Burkina Faso pour préserver leur bon rapport avec un gouvernement qui pouvait éventuellement relayer leurs revendications et jouer les négociateurs auprès des occidentaux pour la libération des otages", estime Lemine Ould Salem, journaliste mauritanien, et auteur de l’ouvrage, "L'histoire secrète du djihad."

Rappelons que le régime de Blaise Compaoré entretenait d’excellentes relations avec les principaux groupes djihadjistes, en l’occurrence, le patron du GSIM, le Groupe de soutien à l'islam et aux musulmans, le Touareg malien Iyad Ag Ghaly. 

Solidarité

Deux chefs d’Etat de la sous-région se sont rendus ce lundi matin à Ouagadougou pour exprimer leur solidarité avec leur homologue burkinabé, Roch Marc Christian Kaboré. Ensemble, les trois dirigeants ont visité les lieux des deux attaques, à savoir, l’état major général des armées et l’ambassade de France. "Je voudrais avoir une pensée pour les alliés, qui payent un lourd tribu dans ce combat que nous menons côte-à-côte contre le terrorisme et en particulier, parmi les alliés, la France, dont l'ambassade a été attaquée"  a déclaré le président du Niger Mahamadou Issoufou, en sa qualité de président en exercice du G5 Sahel, la force mixte forte de 5000 hommes qui seront déployés dans 5 pays du Sahel, la Mauritanie, le Tchad, le Burkina Faso, le Mali et le Niger, avec l'appui de plusieurs pays occidentaux, dont  la France.

"Je reste convaincu qu'avec la détermination des uns et des autres, qu'avec la courageuse initiative du G5 Sahel, une solution définitive passe également par une rapide opérationalisation du G5 Sahel", a déclaré, face aux journalistes, Faure Gnassingbé, le numéro Un togolais.

Écouter l'audio 05:20

"La France a laissé faire Iyad Ag Ghaly" (Antoine Glaser)

 

Audios et vidéos sur le sujet

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