Les femmes dans la rue | Coupe du monde de football 2018 | DW | 01.02.2011
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Mondial 2018

Les femmes dans la rue

Les révolutions engagées en Tunisie et en Egypte ont été lancées par des jeunes gens éduqués qui ont utilisé Internet et les médias sociaux pour mobiliser les foules. Parmi eux on compte un nombre important de femmes.

Des Egyptiennes manifestent dans les rues d'Alexandrie vendredi dernier

Des Egyptiennes manifestent dans les rues d'Alexandrie vendredi dernier

C’est une constante entre ces deux mouvements populaires. Le paradoxe est que l’Egypte comme la Tunisie ont laissé éclore une classe moyenne relativement bien éduquée, des jeunes gens qui sont allés à l’université, qui ont appris à vivre avec Internet et à écouter ou regarder les médias internationaux. C’est ce qui rend ces deux révolutions tellement particulières.

Dans ces deux pays arabes, la mobilisation a d’abord débuté sur Internet, sur Facebook ou bien grâce au courage de certains bloggeurs. Parmi eux il y a souvent de femmes comme Lina Ben Mhenni qui s’est rendue célèbre en répertoriant sur son blog les atteintes aux droits humains en Tunisie : « C’est incroyable que nous ayons pu chasser Ben Ali mais maintenant nous devons aussi chasser tous ceux qu’il a laissé derrière lui. Ils ne peuvent pas arrêter la révolution. Nous allons nous battre pour elle et nous ferons tout pour la protéger. »

A Tunis, les manifestants, jeunes pour la plupart, continuent à réclamer le départ du gouvernement

A Tunis, les manifestants, jeunes pour la plupart, continuent à réclamer le départ du gouvernement

Du travail pour tous

Dans les rues du Caire comme dans celles de Tunis, ce sont les mêmes images qui reviennent : beaucoup de jeunes gens dans les rues – ce qui est assez normal pour des pays où les deux tiers de la population ont moins de trente ans. Ce qui est plus surprenant en revanche c’est la présence de femmes qui participent aux manifestations. Elles sont voilées mais leur présence est un signe essentiel. « Les gens s’entraident beaucoup, nous sommes tous ensemble dans la rue, nous nous voyons dans les manifestations », explique une des opposantes qui défile dans les rues depuis plusieurs jours. « Je pense que quand tout cela sera fini alors les femmes seront moins mal traitées car nous nous connaitrons mieux. »

Mais comme le résumait une autre manifestante, ce que réclament les opposants c’est d’abord une vie normale avec de bonnes écoles, de bons hôpitaux, moins de corruption et du travail pour tous. Ce sont les priorités en Egypte comme en Tunisie et c’est à cela que ces deux peuples, hommes et femmes confondus, aspirent aujourd’hui.

Auteur : Jean-Michel Bos

Edition : Anne Le Touzé

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