Les députés guinéens dans l′attente | Afrique | DW | 24.12.2013
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Afrique

Les députés guinéens dans l'attente

En Guinée, les députés issus des législatives du 28 septembre attendent toujours le décret présidentiel fixant la rentrée parlementaire. Mais un autre décret concernant l'adoption de la loi de finance fait des remous.

Les urnes sont vidées depuis longtemps, mais les députés ne siègent toujours pas à l'Assemblée

Les urnes sont vidées depuis longtemps, mais les députés ne siègent toujours pas à l'Assemblée

Lorsque la Cour suprême a proclamé les résultats définitifs des législatives le 15 novembre dernier, nombreux étaient les Guinéens qui pensaient que le débat politique allait enfin quitter la rue et se tenir désormais dans le cadre de l'assemblée nationale.

L'opposition siège au parlement

Seul le parti de l'espoir et du développement national (PEDN) de l'ancien Premier ministre Lansana Kouyaté avait tenu à boycotter la future assemblée. François Faya Bouromou est son porte-parole : « Le PEDN reste un parti de l'opposition républicaine. Nous avons décidé de ne pas siéger à l'assemblée car la majorité des membres de notre parti se sont exprimés en faveur de notre non-participation au parlement. »

En octobre, l'opposition faisait front commun contre les résultats des législatives

En octobre, l'opposition faisait front commun contre les résultats des législatives

Après avoir dénoncé des fraudes massives, l'opposition guinéenne était finalement revenue à de meilleurs sentiments. Aboubacar Sylla, porte-parole de l'opposition, explique pourquoi celle-ci a décidé de faire siéger ses députés élus. « Cette décision est motivée par la consolidation de la paix et de la cohésion nationale, et par la possibilité pour les députés d'empêcher l'adoption inappropriée de lois susceptibles de remetttre en cause les acquis démocratiques et les libertés fondamentales. »

Un décret contesté

Si cette déclaration de l'opposition avait suscité beaucoup d'espoir chez les Guinéens, un autre décret présidentiel a bouleversé la donne : le décret du 17 décembre 2013 a convoqué les membres du conseil national de transition (CNT), qui fait toujours office de parlement, pour examiner et voter le projet de loi de finances 2014.

En effet, l'opposition, par la voix de Fodé Oussou Fofana, de l'Union des forces démocratiques de Guinée (UFDG), a tout d'abord dénoncé « le caractère illégal du décret du chef de l'État ». En outre, l'opposition a décidé d'attaquer ce décret auprès de la Cour suprême tout en projetant d'autres actions de protestation.

Pour justifier la légalité du décret présidentiel, la mouvance présidentielle évoque quant à elle l'article 157 de la Constitution qui stipule que « le CNT peut continuer à légiférer jusqu'à l'installation de la nouvelle Assemblée nationale ». Ce qui n'est pas encore le cas.

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