L′Egypte vote pour élire un nouveau président | Afrique | DW | 26.03.2018
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Afrique

L'Egypte vote pour élire un nouveau président

Les Egyptiens votent lundi pour élire un nouveau président. Ou plutôt, pour accorder au président Abdel Fatah Al-Sisi un nouveau mandat de quatre ans. Le président sortant brigue un deuxième mandat.

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Emad Aldin Hussain : "Il manque le facteur de la concurrence dans cette élection"

On n'ignore si le président Abdel Fatah Al-Sisi obtiendra encore 97% de voix comme lors de la précédente élection en 2014. Mais pour beaucoup, la victoire lui est quasiment acquise. Il n'a de rival que Moussa Mostafa Moussa. Un inconnu sur l'échiquier. "Il manque le facteur de la concurrence dans cette élection présidentielle. Le principal rival du président sortant n'a pas un réel poids politique et outre ce fait, il s'est déclaré lui-même favorable à Al-Sisi une semaine avant de présenter sa propre candidature. Voilà pourquoi beaucoup pensent que l'issue du vote est presque connue et que le président Al-Sisi va l'emporter", affirme Emad Aldin Hussain, rédacteur en chef du journal égyptien "Shorouk" qui doute du caractère démocratique de cette élection.

Les autres candidats

Tous les autres candidats de l'opposition ont abandonné la course ou ont été contraints de le faire. C'est le cas du général Sami Anan, visé par une poursuite judiciaire. Il était bloqué par l'absence d'une autorisation de l'armée malgré le fait qu'il est déjà à la retraite. L'ex-Premier ministre Ahmed Shafik a également renoncé à être candidat. Quatre autres ont fait de même, faute de mobilisation.

Ägypten Präsidentschaftswahlen (Getty Images/AFP/M. El-Shahed)

L'enjeu principal du scrutin est le taux de participation

Un vide dont profite Al-Sisi

Pourtant la popularité de l'actuel président s'est affaiblie suite à la répression de l'opposition et les douloureuses mesures économiques sous la pression du FMI qui ont provoqué une hausse des prix. Cependant  Abdel Fatah Al-Sisi essaie de conquérir le soutien de la gent féminine. L'actuel gouvernement compte six ministres femmes.

Et sur le plan religieux, Abdel Fatah Al-Sisi essaie de ne pas prendre une position radicale contre l'Islam. Autant de points que le président sortant pense pouvoir utiliser à son compte. "Je ne suis pas un politicien. Je ne suis pas un politicien qui ne fait que parler - je ne l'ai encore jamais fait. Nous construisons le pays, mais pas avec des mots ! Dieu sait comment le pays a pu échapper au basculement", a lancé Abdel Fatah Al-Sisi un jour lors d'une de ses activités politiques.  

Le pouvoir cherche à mobiliser les femmes

Le pouvoir cherche à mobiliser les femmes dans le pays

Pour Emad Aldin Hussain le rédacteur en chef du journal "Shorouk", aucun changement n'est à espérer en cas de victoire d’Abdel Fatah Al-Sisi. "Cela dépend du point de vue où l'on se place. Les partisans du président Al-Sisi trouvent qu'il a préservé le pays de la guerre civile comme c'est le cas dans certains pays voisins. Mais les adversaires disent que les réformes économiques ont accentué la pauvreté". dit-il.

Al-Sisi, garant de la stabilité 

C'est l'image dont jouit le président égyptien dans les capitales occidentales. Il a promis de ne pas aller au-delà des deux mandats constitutionnels. Le cas échéant, ce serait une première dans l'Egypte moderne. Les cinq prédécesseurs d'Al-Sisi ont soit été démis, soit sont morts en fonction, de cause naturelle ou bien assassinés.

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