Le Tribunal pour le Liban accuse le Hezbollah | International | DW | 18.08.2011
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International

Le Tribunal pour le Liban accuse le Hezbollah

Le 14 février 2005, Rafic Hariri, Premier ministre du Liban, était tué dans un attentat-suicide à la camionnette piégée, aux côtés de 22 autres personnes. Le Hezbollah est aujourd'hui montré du doigt.

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L'assassinat de Rafik Hariri avait plongé le pays dans l'émoi

Mercredi soir le Tribunal spécial pour le Liban (TSL) basé à Leidschendam, près de La Haye, aux Pays-Bas, a publié l’acte d’accusation contre quatre membres de la milice radicale chiite du Hezbollah qui seraient impliqués dans cet assassinat.Toutefois le TSL n’a pas nommé de principal suspect.

Suffisamment de preuves pour un procès

Après six années d'enquête, l’acte d’accusation épais de 47 pages se base avant tout sur des enregistrements de données de téléphones portables de quatre membres du Hezbollah. Le Tribunal spécial des Nations unies pour le Liban estime disposer de suffisamment de preuves pour entamer un procès. Dans une première réaction, mercredi soir, le chef du Hezbollah, Hassan Nasrallah a catégoriquement rejeté les conclusions de l'acte d'accusation, estimant qu'il n’existe aucune preuve d’une quelconque implication de son mouvement dans l'assassinat de l'ancien Premier ministre libanais Rafic Hariri.

Hisbollah-Chef Hassan Nasrallah verteidigt Angeklagte im Mordfall Hariri

Le chef du Hezbollah, Hassan Nasrallah, a rejeté les conclusions du TSL

Le TSL a-t-il négligé une autre piste ?

Le journaliste libanais Omar Nashabe a été aussi l’un des premiers à critiquer l’acte d’accusation, reprochant au procureur Daniel Bellemare de ne pas avoir enquêté sur d’autres pistes que celle du Hezbollah. Comme certains experts, il évoque une possible implication d’Israël dans l’assassinat d’Hariri :

« Il n’y a aucune indication, ni dans les médias israéliens, ni dans les médias internationaux, que les enquêteurs aient interrogé le moindre Israélien au sujet de l’attentat, alors qu’Israël entretenait un réseau d’espionnage au Liban. C’est un point critique qui sera sûrement relevé par la défense. Les enquêtes semblent n’avoir été faites que dans une direction donnée. Le procureur Bellemare semble avoir des oeillères ! »

Risques de nouvelles tensions politiques

La publication de l’acte d’accusation contre des membres du Hezbollah est une étincelle qui risque de raviver le feu qui couve sous les cendres au Liban, estime de son côté Rami Khouri, politologue à l’Université américaine de Beyrouth :

« C’est une mesure d’une nouvelle qualité et très inquiétante, parce qu’elle va faire monter les tensions au Liban. Ces derniers jours aussi, des groupes pro-Hariri ont à nouveau accusé l’Iran d’être impliqué dans l’attentat. On en est maintenant à un stade où l’on risque de voir de sérieuses et turbulentes confrontations politiques… »

Saad Hariri

Saad Hariri exhorte le Hezbollah à livrer les accusés

En janvier 2011, le gouvernement libanais dirigé alors par Saad Hariri, le fils de Rafic, avait implosé. A l’époque, onze ministres, membres ou proches du Hezbollah, avaient démissionné, provoquant une grave crise politique. Ils espéraient ainsi forcer le gouvernement libanais à cesser toute coopération avec le tribunal onusien.

Washington appelle le gouvernement à soutenir le TSL

Le chef de l'opposition et ex-Premier ministre libanais Saad Hariri, a appelé le Hezbollah à livrer rapidement les quatre inculpés. Les Etats-Unis ont pressé de nouveau le gouvernement libanais de soutenir le Tribunal spécial de l'ONU.

De son côté le Hezbollah, qui accuse le TSL d'être un complot israélo-américain visant à le détruire, a exclu l'arrestation des quatre suspects.

Auteurs : Hans Michael Ehl / Philippe Pognan
Edition : Sébastien Martineau

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