Le ton monte entre l′Iran et la Grande-Bretagne | International | DW | 30.11.2011
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International

Le ton monte entre l'Iran et la Grande-Bretagne

Après le saccage mardi de l'ambassade britannique à Téhéran par des miliciens islamistes, la Grande Bretagne exige que l'Iran ferme son ambassade à Londres. Le personnel diplomatique doit quitter le pays sous 48 heures

Titel: Britische Botschaft Bildbeschreibung: Britische Botschaft in Teheran ist am 29.11.2011 angegriffen wordem Stichwörter, Iran, Politik, Botschaft, England, Großbritannien Quelle: FARS Lizenz: Frei

Les manifestants protestent contre les nouvelles sanctions occidentales qui visent l'Iran

Londres a mis en garde Téhéran : les attaques contre ses ambassades auront de graves conséquences. Le gouvernement est choqué que les forces anti-émeutes iraniennes, censées protéger l'ambassade, aient tout d'abord laissé faire les manifestants avant de les évacuer du bâtiment. C'est ce qu'a déclaré le ministre des affaires étrangères britannique, William Hague.

« Le Royaume-Uni prend très au sérieux cette attaque irresponsable. Cela équivaut à une violation grave de la convention de Vienne, qui requiert la protection des diplomates et des représentations diplomatiques, en toutes circonstances. Nous tenons le gouvernement iranien pour responsable: il a failli à son devoir qui est de mettre en place des mesures de protection adéquates de notre ambassade. »

Britain's Conservative shadow Foreign Secretary, William Hague makes a statement to the media, after a meeting with Conservative Members of Parliament, outside the Houses of Parliament in London, Monday, May 10, 2010. British Prime Minister Gordon Brown announced Monday he will resign by September _ a dramatic move that improves his Labour Party's chances of staying in power in a possible coalition government with the third-place Liberal Democrats. Brown said Labour, which came a distant second to the Conservatives in Thursday's national election, would begin a leadership contest to replace him while he focused on talks aimed at breaking Britain's election deadlock. (AP Photo/Sang Tan)

William Hague, chef de la diplomatie britanique

A la tête de l'Etat iranien, les réactions sont contrastées. Le ministère des affaires étrangères a exprimé ses regrets et affirmé qu'il y aurait des suites judiciaires. Mais l'ayatollah Ali Khamenei, le Guide de la République islamique a, au contraire, qualifié de "réaction légitime" la colère des manifestants, face à la "politique dominatrice" de Londres à l'égard de l'Iran. Dans le pays, le Royaume Uni est considéré comme le chef de file des ennemis étrangers de Téhéran.

Le jour de la manifestation des islamistes n'a pas non plus été choisi au hasard. Il marquait le premier anniversaire de l'assassinat d'un scientifique iranien que Téhéran impute aux services secrets occidentaux. Mais le Royaume Uni a toujours nié toute implication.

Les attaques de mardi ont été condamnées par l'Union europénne, la Russie et les Etats-Unis. Ce matin, plusieurs écoles étrangères, installées près de l'ambassade britannique n'ont pas ouvert. La Norvège, qui a également des relations tendues avec l'Iran, a fermé son ambassade à Téhéran.

Auteur : Claire-Marie Kostmann
Edition : Sandrine Blanchard

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