Le processus politique en Libye est-il pris en otage par Khalifa Haftar ? | Afrique | DW | 13.11.2018
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Afrique

Le processus politique en Libye est-il pris en otage par Khalifa Haftar ?

Ce 13 novembre a prit fin la conférence internationale sur l’avenir de la Libye à Palerme en Italie. Une rencontre qui a été boudée par le maréchal Haftar considéré comme un acteur-clé dans la résolution de la crise.

Après avoir laissé planer le suspense, le maréchal Khalifa Haftar a finalement accepté de rencontrer plusieurs acteurs nationaux et internationaux lors d'une réunion informelle. Sitôt terminée, celui-ci a quitté la Sicile sans attendre la session plénière de la conférence, prévue juste après.

Dans son entourage on explique que ce militaire, qui a fait de l'extrémisme islamiste sa bête noire, ne veut pas s'asseoir avec certains des participants à la conférence qu'il juge proche de cette mouvance. 

Cette conférence, il faut le rappeler, a pour objectif de lancer le processus électoral et politique et sortir la Libye de la crise qui dure  depuis la chute du régime de Mouammar Kadhafi, en 2011. 

A 75 ans, Haftar se présente comme un "sauveur" de la Libye. Riadh Sidaoui, directeur du centre arabe de recherche et d'analyse politique et sociale explique pourquoi il est un interlocuteur incontournable sur la question libyenne. 

"C’est le seul qui a une armée organisée, structurelle avec le soutien aérien égyptien, le soutien financier des Emirats arabes unis et aussi de la France. Mais il y a également ses relations avec les  Etats unis. C’est le seul qui incarne une certaine structure face à des milices anarchiste. Donc il se présente comme le libérateur de l’est de la Libye", confirme l’analyste.

Haftar l'homme sur qui comptent les Libyens

Si Haftar continue de jouir d’une certaine notoriété dans son pays, c'est parce qu'il a, en 2017, réussi à prendre le contrôle de Benghazi des mains des groupes djihadistes avec son "Armée nationale libyenne".

Les libyens sont prêts à accepter un dictateur afin qu’il soit une alternative à l’anarchie, affirme Riadh Sidaoui. "Les libyens après sept ans d’anarchie cherchent un régime autoritaire, de l’organisation, ils cherchent de la sécurité. L’anarchie a tué et marginalisé des Libyens", poursuit-il. 

Le gouvernement italien entendait faire de ce rendez-vous de Palerme une occasion pour la communauté internationale de resserrer les rangs derrières les Nations unies dont la feuille de route a été présentée jeudi à New York par l'émissaire de l'ONU pour la Libye, Ghassan Salamé. Mais le maréchal Haftar continue à prendre en otage le processus politique et sécuritaire en Libye.

A la fin de la conférence, le chef du gouvernement italien Giuseppe Conte a estimé que le processus de stabilisation de la Libye doit être laissé aux Libyens.

 

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