L′Afrique du Sud, 25 ans après l′apartheid | Afrique | DW | 29.04.2019
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Afrique

L'Afrique du Sud, 25 ans après l'apartheid

Ce 27 avril, le pays commémore les 25 ans de la fin de la domination politique de la minorité blanche sud-africaine. Cette date célèbre aussi les premières élections nationales multiraciales du pays.

25 ans après la fin de l'apartheid, l'Afrique du Sud fait face à des enjeux majeurs comme le chômage, la criminalité ou encore la corruption.  Mais le principal problème du pays reste l'inégalité persistante entre riches et pauvres et entre noirs et blancs, explique l'analyste politique Nickson Katembo : 

"Si vous regardez les statistiques dans ce pays, l'écart entre les populations blanches et la majorité noire s’est beaucoup creusé. En raison de la croissance économique qui est apparue, ceux qui avaient les moyens de production, en particulier les populations blanches, profitent toujours autant de la croissance malgré les changements politiques dans le pays."

Nickson Katembo estime que "la population blanche occupe encore une grande partie des postes de direction dans les secteurs publics et privés. De sorte que le fossé économique persiste même après l'apartheid."

Le rêve de Mandela

Selon le dernier indice de Gini de la Banque mondiale, l'Afrique du Sud est un des pays au monde où l'écart des revenus est le plus important avec une différence de 63,3 % entre les plus riches et les plus pauvres.

Nelson Mandela rêvait pourtant d'une nation où les habitants seraient égaux. Mais pour Shenilla Mohamed, d’Amnesty International, le chemin de cette égalité est encore très long.

"C'était son rêve. Et c'est un rêve qui, selon nous, doit être réalisé parce que tant que les gens n'auront pas accès à leurs droits fondamentaux, il n'y aura pas de nation arc-en-ciel et le rêve que Nelson Mandela avait ne sera pas réalisé. Le chemin à parcourir est donc encore très long." 

La lutte contre la corruption

La corruption est également un phénomène endémique dans le pays. "Des milliards de Rands sud-africains sont utilisés par des fonctionnaires du gouvernement à des fins privées", ajoute l'analyste politique Nickson Katembo.

L'Afrique du Sud se classe actuellement au 73e rang sur 180 dans l’indice de perception de la corruption publié chaque année par l'organisation non gouvernementale Transparency International. 

Le président Cyril Ramaphosa, depuis son élection, s’est engagé à éradiquer cette pratique qui a terni le règne de son prédécesseur Jacob Zuma.

Un engagement que salue Thembinkosi Dlamini d'Oxfam : "Ce que nous voyons aujourd'hui avec l'administration du président Cyril Ramaphosa, c'est une nouvelle position, un fort sentiment de lutte contre la corruption et un désir de restaurer les institutions afin que celles-ci puissent travailler de la manière dont elles devraient fonctionner.

Et ainsi commencer à rétablir la confiance entre politiciens et citoyens ordinaires et garantir que le pays puisse continuer à croître sur le plan économique grâce à des institutions fortes et le désir de démocratiser", nous explique M. Dlamini.

Nickson Katembo constate également des progrès concrets : " 90% de la population à accès maintenant à l’électricité de même qu’à des soins de santé. Malgré tous les défis, l'Afrique du Sud a fait des progrès considérables pour se relever des cendres de l'apartheid."

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