La vaccination contre la Covid-19 a débuté mais elle ne dissipe pas les craintes | International | DW | 28.12.2020
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International

La vaccination contre la Covid-19 a débuté mais elle ne dissipe pas les craintes

Les injections des premières doses du vaccin Pfizer/BioNTech donnent de l'espoir, notamment aux personnes les plus vulnérables, mais la propagation d'une souche du virus qui a muté alimente les préoccupations.

Les premières doses du vaccin Pfizer/BioNtech ont été injectées en Europe.

Les premières doses du vaccin Pfizer/BioNtech ont été injectées en Europe.

Les premières doses du vaccin Pfizer/BioNtech ont été injectées en Italie ce matin à une infirmière. "Je le dis de tout mon coeur : vaccinons-nous. Pour nous. Pour nos êtres chers et pour la collectivité", a déclaré Claudia Alivernini, l’une des toutes premières personnes à être vaccinées.

L’Italie, le pays le plus meurtri de l'Union européenne avec près de 72.000 morts, a été reconfinée à la mi-décembre. "l'Italie se réveille", a réagi le Premier ministre Giuseppe Conte sur Twitter après le début de l’opération de vaccination. 

Appels à la solidarité en Allemagne

Entre samedi et dimanche, 18.454 vaccinations ont été comptabilisées en Allemagne mais il manque encore les chiffres du Land de Hesse, où les injections ont débuté dès samedi, soit un jour avant le lancement officiel de la campagne européenne.

Le ministre de la Santé, Jens Spahn, a appelé à la solidarité... et donc à la patience pour laisser les plus vulnérables se faire vacciner en priorité.

Par ailleurs, il n'est pas certain que le vaccin empêche un vacciné de contaminer autrui. L'opposition (FDP) réclame qu'une "production de crise" soit ordonnée dans les usines pour accélérer l'achalandage en doses.

A l'extrême-gauche de l'échiquier politique, die Linke rappelle aussi que les pouvoirs publics ont la possibilité d'inciter d'autres laboratoires à acquérir des licences de reproduction du produit breveté par Pfizer et BioNTech afin d'augmenter plus rapidement le nombre de vaccins disponibles sur le marché.

Outre l'Allemagne, la Hongrie ou encore la Slovaquie avaient aussi ouvert la marche de la vaccination dès samedi dans l'UE, avec un jour d'avance sur le lancement officiel de la campagne dans l‘espace européen.

La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a qualifié le début de cette campagne de "moment touchant d'unité" et d'"histoire européenne à succès", ajoutant que cela allait "aider à revenir progressivement à nos vies normales".

La nouvelle souche du virus, une douche froide

Bien que ces premières injections donnent de l'espoir, des inquiétudes sont nées ces derniers jours après le signalement d'une nouvelle souche du coronavirus qui se répand dans de nombreux pays.

Selon une étude de la London School of Hygiene and Tropical Medicine, ce nouveau variant est entre 50% et 74% plus contagieux que ses prédécesseurs. Ce qui fait craindre davantage d'hospitalisations et de morts en 2021 qu'en 2020.

La Jordanie, le Portugal, le Canada, l'Italie, la Suède, l'Espagne, le Japon et la Corée du Sud sont parmi les derniers en date à avoir détecté ce variant britannique.

Si la plupart des pays avaient choisi des personnes âgées ou des soignants pour lancer leur campagne, en République tchèque, c'est le Premier ministre Andrej Babis lui-même qui a été vacciné en premier.

Le groupe pharmaceutique britannique AstraZeneca a de son côté affirmé être parvenu à une "protection de 100%" contre les formes sévères du Covid-19 avec son vaccin mis au point avec l'université d'Oxford. 

Ce vaccin est très attendu car il est peu coûteux et ne requiert pas une température de conservation aussi basse que celui de Pfizer/BioNTech. Ce traitement pourrait donc être mieux adapté aux pays en dévéloppement.