La Serbie face à son passé | Vu d′Allemagne | DW | 01.04.2010
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Vu d'Allemagne

La Serbie face à son passé

Parmi les sujets commentés dans les journaux allemands : les excuses du Parlement serbe pour le massacre de Srebrenica, au cours duquel 8.000 musulmans avaient été tués en 1995, et la baisse du chômage en Allemagne.

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Les noms des garçons et hommes assassinés à Srebrenica figurent sur une stelle.

La Frankfurter Rundschau estime qu'en adoptant cette résolution, la Serbie est devenue une véritable Nation. Contrairement à la coopération de Belgrade avec le Tribunal pénal pour l'ex-Yougoslavie, la rédaction de ce texte n'a pas été imposée par l'étranger. On l'a d'ailleurs vu aux débats : il était vraiment question des Serbes et de la Serbie et non du prix à payer pour entrer au plus vite dans l'Union européenne.

Ratko Mladic

Ratko Mladic, responsable présumé du massacre, est toujours en fuite.

Pour la Frankfurter Allgemeine Zeitung, la Serbie n'a pas fini d'affronter son passé. Srebrenica a été la dernière, terrible victoire de Ratko Mladic. Lorsqu'il a envahi l'enclave, le général a déclaré sa conquête comme un cadeau au peuple serbe. Un cadeau sanglant dont les bénéficiaires souffrent encore aujourd'hui.

Le président Boris Tadic a réussi la seule chose possible actuellement en Serbie : une excuse mi-figue mi-raisin, commente pour sa part la tageszeitung. On regrette l'absence de repentir crédible qui appelerait le crime par son nom : un génocide. La déclaration de Srebrenica, conclut le journal, ne risque pas de contribuer à la réconciliation.

No-Flash Frühling auf dem Arbeitsmarkt

Le printemps est arrivé sur le marché du travail en Allemagne... grâce aux statistiques!

Le chômage est en baisse en Allemagne, et Die Welt y voit un "petit miracle allemand". Le marché du travail a été plus robuste que prévu face à la crise économique, l'Allemagne a été épargnée par la vague de licenciements massifs, sans doute grâce aux mesures de chômage partiel. Par ailleurs, le marché du travail a poursuivi sa mutation structurelle : disparition d'emplois dans le secteur industriel au profit du secteur des services, explosion du temps partiel, de l'intérim et des petits boulots... Pour le journal, les partenaires sociaux devraient tenir compte de ces nouvelles données au lieu de continuer à se référer au "contrat de travail" classique.

Vorstandsvorsitzender der Bundesagentur für Arbeit Frank-Jürgen Weise, gibt in Nürnberg die Entwicklung des Arbeitsmarktes von M

Frank-Jürgen Weise, le patron de l'Agence fédérale pour l'Emploi

Le "miracle de l'emploi" est également un miracle statistique, précise la Süddeutsche Zeitung. En effet, le mode de calcul a changé : en mars 2009, on comptait encore les demandeurs d'emploi inscrits dans des agences de recherche privées. Aujourd'hui, 160.000 personnes ont disparu des statistiques. Le journal souligne par ailleurs que les chômeurs de longue durée sont presque un million en Allemagne et que 6,6 millions de personnes sont désormais allocataires de l'aide sociale, soit 2,7 millions de plus qu'il y a douze mois. On comprend mieux pourquoi le chef de l'Agence pour l'Emploi, Frank-Jürgen Weise, a évité le triomphalisme en présentant les chiffres...

Toujours à propos de l'emploi, le Kölner Stadt-Anzeiger présente la dernière idée du très conservateur institut économique IDW : relever l'âge de la retraite à 70 ans. La proposition se base sur une étude selon laquelle les personnes de plus de 50 ans voient le temps passer deux fois plus vite que celles de 30 ans. En travaillant jusqu'à 70 ans, les Allemands auraient donc l'impression de partir en retraite vers 60 ans, ce qui est inférieur à l'âge légal actuel. L'Institut préconise de mettre une réforme en oeuvre d'ici le 1er avril 2011 !

Auteur : Anne Le Touzé
Edition : Aude Gensbittel

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