La Roja championne du monde | Coupe du monde de football 2018 | DW | 12.07.2010
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Mondial 2018

La Roja championne du monde

Au cours d'un match intense mais relativement pauvre en occasions, l'Espagne s'est imposée face à de courageux Néerlandais (1-0 a.p.) et accède ainsi au titre suprême pour la première fois de son histoire.

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83e minute: Arjen Robben vient de rater son deuxième face-à-face de la soirée contre Iker Casillas. De rage, il se relève après son duel perdu et court en direction de l'arbitre Howard Webb pour lui crier qu'il y aurait dû y avoir pénalty. Peine perdue. Si Robben hurle à ce moment du match, c'est tout simplement parce qu'il est frustré. Frustré d'avoir gâché deux occasions en or, qui auraient certainement décidé du sort du match sans avoir à passer par la case prolongations. Enfin, gâché…Disons que Iker Casillas a été impérial sur ses deux interventions. A la 62e minute, il ne se couche qu'au dernier moment pour dévier du bout du pied la frappe à bout portant de Robben. A la 83e minute, il effectue une sortie parfaite dans les pieds du « Hollandais Volant ». Hier soir, ce n'était pas Casillas dans les buts, mais « San Iker », gardien du temple espagnol. Le portier du Real Madrid en a même profité pour battre un record d'invincibilité: avec 433 minutes sans concéder de but, il devient le meilleur gardien espagnol en Coupe du Monde.

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Arjen Robben est stoppé pour la seconde fois par Casillas


La Roja made in Barca

Iker Casillas a certes livré un grand match, mais il ne fut pas le seul. Bien que coupable de deux erreurs de marquage sur Robben, la charnière Piqué-Puyol a fait preuve de solidité dans l'ensemble. Au milieu du terrain, Xavi et Iniesta ont pu s'exprimer grâce notamment au travail défensif de Busquets. Piqué, Puyol, Xavi, Iniesta, Busquets: pas étonnant que la colonne vertébrale de l'équipe d'Espagne soit celle du FC Barcelone. Moins spectaculaire que le club catalan, la Roja possède toutefois les mêmes bases: faire tourner le ballon sans cesse, de manière à faire courir l'adversaire, accélérer le jeu et jouer dans les intervalles au moment opportun. Devant, la finition n'a pas toujours été au rendez-vous, mais l'essentiel a été fait: marquer un but de plus que l'adversaire. Ce que la Roja a réussi avec brio, en s'imposant à chaque fois sur le même score (1-0) lors de la seconde phase du Mondial.

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Andrés Iniesta marque le but de la victoire en prolongations

Des Hollandais combatifs, un peu trop, même…

Les Néerlandais le savaient: laisser venir les Espagnols s'installer dans leur camp telle une équipe de handball les conduirait à une défaite certaine. Aussi Mark van Bommel et consorts ont-ils organisé un pressing assez haut, afin de ne pas subir au milieu du terrain et aussi de museler la paire créative Xavi-Iniesta. Ils y sont arrivés en partie, de façon agressive souvent, comme ce coup de pied chassé de Nigel de Jong en pleine poitrine de Xabi Alonso (29e), de Jong qui aurait mérité sur ce coup-là un carton d'une autre couleur que le jaune.

Une mauvaise décision qui ne fut pas la seule de la part de Howard Webb: en distribuant 13 cartons jaunes et un carton rouge pour John Heitinga à la 109e minute (record pour une finale), l'arbitre anglais a tenté de calmer quelque peu les esprits, en vain. La partie aurait pu prendre un tout autre visage si un Néerlandais (Van Bommel, en l'occurrence) avait été expulsé plus tôt; de même, l'Espagne n'aurait peut-être pas dû finir la rencontre avec onze joueurs sur la pelouse: Iniesta aurait théoriquement dû prendre un rouge pour son geste d'humeur sur...Van Bommel.

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L'Espagne, sacrée pour la première fois de son histoire

La huitième merveille du monde

Au lieu de ça, c'est lui qui délivre tout un pays grâce à sa frappe en demi-volée croisée dans les toutes dernières minutes du match (116e). Ceci récompense logiquement les efforts des Espagnols qui n'ont jamais semblé être en dessous de leur adversaire. L'Espagne a mérité sa victoire dans cette rencontre, elle a mérité de remporter ce tournoi au vu de ses précédentes prestations, elle a mérité d'accrocher sa première étoile à son maillot, faisant d'elle le huitième pays à remporter le trophée. La consécration suprême, qui lui permet d'être le troisième pays (après la République Fédérale d'Allemagne en 1972-74 et la France en 1998-2000) à réaliser un doublé Euro-Coupe du Monde.

Auteur : Ali Farhat
Edition : Yann Durand

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