La crise de l′euro fait tomber les têtes | International | DW | 08.11.2011
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International

La crise de l'euro fait tomber les têtes

Le Premier ministre grec Papandréou est sur le départ et son homologue italien, Silvio Berlusconi, est sur un siège éjectable. En dépit de l'urgence, les tractations durent et Bruxelles ne cache pas son irritation.

Le Premier ministre George Papandreou va quitter le pouvoir mais le nom de son remplaçant n'est pas acquis

Le Premier ministre Georges Papandréou va quitter le pouvoir mais le nom de son remplaçant n'est pas acquis

Le commissaire européen aux Affaires économiques, Olli Rehn, a déclaré lundi qu’il était essentiel que la Grèce « prenne des engagements clairs ». En Grèce, le Premier ministre Georges Papandréou est sur le départ, il s'apprête à céder la main à un gouvernement de coalition et jusqu'à ce mardi matin, les tractations menaient bon train puisque c'est Lucas Papademos, l'ancien vice-président de la Banque centrale européenne, qui semblait promis à la succession.

Or, les choses se compliquent, la machine des négociations se grippe et si on veut bien croire la presse grecque, qui sait mieux que quiconque dénouer le nœud gordien de la vie politique locale, les discussions achopperaient sur deux points. Le premier est que Lucas Papademos est trop ambitieux, car il réclamerait le contrôle du ministère des Finances, en plus bien sûr de son poste de chef de gouvernement.

Le quotidien de référence Corrierre della Serra a évoqué la lente agonie de Silvio Berlusconi

Le quotidien de référence Corriere della Serra a évoqué la "lente agonie" de Silvio Berlusconi

Du bout des lèvres

Enfin, le deuxième point est plus raffiné : l'opposition de droite a accepté de participer à un gouvernement de coalition, mais comme ce gouvernement va prendre de nouveau des mesures très impopulaires de réduction des dépenses publiques, cette droite courageuse mais pas téméraire veut bien participer à ce gouvernement mais du bout des lèvres, afin de ne pas trop se compromettre dans l’objectif des prochaines élections.

Enfin, en Italie, partira, partira pas : le chef du gouvernement Silvio Berlusconi semble n'avoir plus beaucoup de chances de se maintenir. Le Cavaliere semble bien seul ces temps-ci. Au G20 de Cannes, on l'a entendu dire que l'Italie n'était pas en crise car « les restaurants sont pleins ». Une boutade qui n'a fait rire personne et certainement pas les agences de notations, puisque les taux d'intérêts à dix ans que payent l'Italie pour se financer ont atteint un taux record, les agences semblant sanctionner le manque de crédibilité du pouvoir à Rome.

Or, l'Italie est déjà très endettée : 1.900 milliards d'euros. Au niveau international, Berlusconi semble donc à terre et au niveau intérieur c'est la curée : les alliances se délitent et mardi après-midi aura lieu à 16h30, heure locale, un vote décisif sur les finances publiques. Si Berlusconi perd, cela signifie qu'il n'a plus la majorité au Parlement et il devra démissionner.

Auteur : Jean-Michel Bos

Edition : Marie-Ange Pieorron

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