Jouer la mauvaise carte | Vu d′Allemagne | DW | 26.08.2010
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Vu d'Allemagne

Jouer la mauvaise carte

A la Une des jouneaux, la volonté des Etats-Unis d’accentuer leur lutte contre le terrorisme au Yémen et l'enjeu des négociations de paix à venir entre Israël et l'Autorité palestinienne.

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Il n'y a pas qu'au Pakistan et en Afghanistan qu'on lutte contre le terrorisme. Le Yemen est également dans la ligne de mire des Etats-Unis, écrit la Franfkurter Allgemeine Zeitung. Selon des documents des services secrets américains publiés par la presse, la situation dans ce pays arabe, instable de nombreuses années, est désormais au moins aussi inquiétante que celle du Pakistan. La faiblesse permanente du gouvernement central de Sanaa et les rivalités entre les tribus et les clans ont permis au mouvement islamiste Al Qaida de s'implanter dans ce pays sans être dérangé.

Jemen Straße in Sanaa Altstadt mit Tor des Jemen

Sanaa, la capitale du Yemen

Que ce soit au Yémen ou en Somalie, l'influence grandissante des militants islamistes est évidemment inquiétante, note pour sa part la Tageszeitung, non seulement pour les pays concernés mais aussi pour toute la région les entourant - le golfe d'Aden et l'Afrique de l'Est. Si les terroristes parvenaient à s'emparer de Sanaa ou de Mogadiscio, ce serait assurément leur plus grand succès depuis le 11 septembre 2001, poursuit le quotidien. Pour autant, la réponse de Washington, qui souhaite lutter contre Al Qaida en développant ses activités militaires, n'est pas la bonne réponse car elle ne règlera en aucun cas les problèmes politiques qui se cachent derrière le terrorisme. La Somalie est déjà en décomposition. Le Yemen n'en est plus très loin. Et si les terroristes parviennent à s'implanter dans ces zones de non-droit c'est parce que l'Occident à sans-cesse joué la mauvaise carte.

Flash-Galerie Historische Nahostgespräche 2000 Camp David

En 2000, les négociations à Camp David entre le président américain Bill Clinton, le Premier ministre israélien Ehud Barak et Yasser Arafat, président de l'Autorité palestinienne, avaient échoué

A propos de carte, celle jouée par Israël à quelques jours de la reprise des pourpalers de paix directs avec les Palestiniens, n'est pas non plus la bonne, selon la Süddeutsche Zeitung. Le gouvernement israélien a annoncé qu'il ne comptait pas prolonger le moratoire sur le gel des colonies - un moratoire qui expire le 26 septembre. Pour le quotidien, l'Etat hébreu voudrait saboter les efforts de paix qu'il ne s'y prendrait pas autrement. En arrivant avec un bulldozer à la table des négociations, le gouvernement démontre qu'il préfère obtenir le soutien des colons juifs plutôt que de travailler avec le reste du monde à la résolution du conflit israélo-palestinien. Et pourtant, rappelle le journal, la construction de colonies dans un territoire occupé est et reste illégale. Si les négociations de paix échouent, Israël en portera seul la responsabilité, estime le quotidien. Pour mémoire, l'échec des pourparlers de Camp David en 2000 avait conduit à la deuxième intifada. L'enjeu des pourpalers de Washington, le 2 septembre, dépasse largement la construction de quelques maisons.

Auteur: Konstanze von Kotze
Edition: Philippe Pognan

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