J-4 en RDC : suspension de la campagne à Kinshasa | Afrique | DW | 19.12.2018
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Afrique

J-4 en RDC : suspension de la campagne à Kinshasa

A quatre jours des élections en RDC, le gouverneur de la ville de Kinshasa a interdit les meetings dans la capitale. Le gouverneur Andre Kimbuta a évoqué des raisons de sécurité pour justifier sa décision.

Écouter l'audio 01:48

"Le gouverneur n’a pas le pouvoir de contredire la loi électorale" (Fidèle Babala, coalition LAMUKA)

La décision d'interdire les meetings dans la capitale congolaise a été prise alors que l’un des candidats de l’opposition, Martin Fayulu, prévoyait un meeting cet après-midi à Kinshasa.

Andre Kimbuta, le gouverneur de Kinshasa, justifie sa décision par des informations attestant que des extrémistes de différents bords politiques se prépareraient à des affrontements dans les rues de la capitale.

Pour Fidèle Babala, secrétaire général adjoint du MLC, et cadre de LAMUKA, la coalition qui soutient la candidature de Martin Fayulu, cette décision de Kimbuta est une violation grave de la loi électorale :

"Premièrement le gouverneur de la ville n’a pas le pouvoir de contredire la loi. La loi électorale déclare la campagne jusqu’au 21 décembre. Il ne lui appartient pas, pour des raisons non prouvées si ce n’est sa déclaration, de dire qu’il y a des menaces d’ordre public. Or son devoir numéro un est de pouvoir maintenir l’ordre public dans toutes les circonstances", a indiqué M. Babala à la DW. 

La Front commun pour le Congo respecte la décision 

Du côté de la coalition au pouvoir, on se dit consterné par cette décision qui freine la campagne. 
Néanmoins, Kikaya Bin Karubi, l’un des porte-paroles d'Emmanel Ramazani Shadary, le candidat de la coalition au pouvoir, promet que sa plateforme respectera la décision de l’autorité urbaine.

"Notre réaction est celle d’une consternation parce que nous sommes devant une situation de déjà-vu. Le gouverneur de la ville de Kinshasa gère la ville de Kinshasa. Il a un système qui l’informe au jour le jour. Nous nous plions donc à sa décision", a rassuré ce proche du pouvoir. 

Ce n’est pas la première fois que la campagne électorale est suspendue dans le pays. En 2011, elle avait été interrompue au dernier jour dans la capitale Kinshasa à cause de la tension qui était à son comble.
Lancée  le 22 novembre dernier, la campagne électorale a été émaillée de plusieurs cas de violences. Elle devait se clôturer vendredi à minuit.

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