Présidentielle en Iran : l′ultraconservateur Raïssi archifavori | International | DW | 18.06.2021
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International

Présidentielle en Iran : l'ultraconservateur Raïssi archifavori

Les Iraniens sont appelés à désigner leur nouveau président dans un contexte de crise économique et de lassitude de la population.

Quelque 60 millions d’Iraniens étaient appelés aux urnes vendredi pour désigner le successeur de Hassan Rohani, qui ne peut se représenter après deux mandats. Deux mandats marqués par l’échec de l’ouverture internationale du pays et le rétablissement des sanctions économiques américaines. Des sanctions qui étouffent la population, dont le ras-le-bol fait craindre au régime iranien un taux d’abstention sans précédent.

Et c’est le Guide suprême qui a donné le coup d’envoi de ce scrutin. Ali Khamenei est allé voter au petit matin, en appelant les Iraniens à aller accomplir leur "devoir civique".

Selon lui, un taux de participation élevé pourrait donner des "avantages" à l’Iran sur la scène internationale. Entre les lignes, il s’agit de donner de la crédibilité à une élection qui n’aura suscité que très peu d’enthousiasme.

Un bureau de vote à Isfahan, la participation risque d'être faible pour ce scrutin

Un bureau de vote à Isfahan, la participation risque d'être faible pour ce scrutin

La campagne électorale a été terne, seulement quatre candidats sont encore en lice. Parmi eux, l’ultraconservateur Ebrahim Raïssi, dont la victoire semble acquise tant les rares adversaires sérieux ont été écartés de la course par les autorités. (Parmi eux, l’ancien président Mahmoud Ahmadinejad qui dénonce ce vendredi une élection organisée "contre les intérêts du pays".)

Asphyxie économique

Enfin, la population est fatiguée de ne pas voir le bout du tunnel : la situation économique et sociale est désastreuse depuis que les Etats-Unis ont rétabli les sanctions contre Téhéran à cause de son programme nucléaire.

A (re)lire également : L'Iran dans le conflit israélo-palestinien

Face à cette asphyxie de l’économie, des vagues de contestation en Iran ont été brutalement réprimées ces dernières années. Et puis il y a la pandémie de coronavirus qui continue à faire des ravages, avec plus de 80.000 morts.

Autant de facteurs qui font craindre au pouvoir un taux d’abstention qui pourrait frôler les 60%. Pour tenter de sauver la face, l’ouverture des bureaux de vote a été prolongée jusqu’à dans la nuit pour ratisser le plus large possible.

Ali Khamenei a appelé les Iraniens à élire un "président puissant". Une gageure, puisque tout le monde sait que c’est lui, le guide suprême, qui concentre l'essentiel du pouvoir.