Iran, commerce et climat : les dossiers sur la table du G20 | International | DW | 28.06.2019
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International

Iran, commerce et climat : les dossiers sur la table du G20

Les puissances du G20 sont réunies les 28 et 29 juin à Osaka au Japon pour discuter des dossiers sensibles actuels. Au menu l'escalade entre Téhéran et Wahingtonm le commerce sino-américain et le climat.

Avec la menace d'une guerre entre les États-Unis et l'Iran, les autres puissances mondiales espèrent influencer un apaisement diplomatique. 

L'Union européenne a ainsi rappelé qu'elle respecterait l'accord sur le nucléaire iranien tant que l'Iran le respectera aussi.

Mais Téhéran a d'ores et déjà menacé de reprendre la production d'uranium enrichi d'ici une semaine. D'où l'urgence diplomatique de trouver une solution rapidement. 

G20 Osaka Japan (picture-alliance/dpa/F. Robichon)

Au même moment se tenait une réunion d'urgence diplomatique à Vienne sur la question de l'Iran sous la houlette de l'Union européenne. L'Union européenne est aussi représentée au G20.

De son côté, le président américain Donald Trump, présent au G20, s'est montré confiant et optimiste.

"C’est le même message que je répète depuis trois jours. Nous avons le temps, il n’y a pas d’urgence, ils peuvent prendre le temps. Rien ne presse, je pense qu’avec un peu de chance à la fin ça va marcher. Si c’est le cas tant mieux. Si ça ne fonctionne pas vous en entendrez parler", a affirmé le président qui avait annulé une attaque contre l'iran au dernier moment la semaine dernière.

Dans cette crise diplomatique Shinzo Abe, le premier ministre du Japon qui accueille le sommet a pris le rôle d'arbitre. C'est lui qui s'était rendu Téhéran il a quelques semaines pour négocier la reprise des négociations entre Wahington et Téhéran, sans succès.

"Les tensions autour du commerce et les risques géopolitiques augmentent. Le G20 est chargé de prendre les mesures nécessaires pour gérer ces risques, a rappelé le Premier ministre. Les restrictions réciproques sur le commerce ne profitent à aucun pays. Toutes les mesures commerciales devraient être conformes aux règles de l’OMC. Je suis très préoccupé par la situation actuelle du commerce international."

Le commerce est l'autre gros dossier de ce sommet. Notamment entre la Chine et les États-Unis. Washington menace de taxer les importations chinoises et la Chine dénonce un "harcèlement" américain. 

Les deux puissances se rencontreront demain pour une réunion exceptionnelle. Le porte-parole du ministère des Affaires étrangères chinois a évoqué l'espoir d'un compromis : "Ce que je peux vous dire c’est que nos deux équipes communiquent étroitement pour préparer la réunion de demain. Nous espérons que les États-Unis pourront trouver un compromis avec la Chine et travailler ensemble pour que cette réunion ait un résultat positif. C’est dans l’intérêt des deux pays et c’est aussi l’attente de la communauté internationale."

Quelle place pour le climat ?

La question du changement climatique semble un peu évincée au profit des relations commerciales. 

C'est pourtant aussi un des principaux sujets de tension au G20 depuis que Donald Trump a décidé de quitter l'accord de Paris

Japan G20 Gipfel Osaka (Reuters/K. Lamarque)

Donald Trump a aussi parlé de la chancelière allemande Angela Merkel comme étant une personne fantastique et son amie.

Aujourd'hui, Emmanuel Macron a rencontré pour la première fois Jair Bolsonaro le président brésilien. Le but : l'inciter à ne pas suivre la position américaine sur le sujet. L'Arabie Saoudite et la Turquie pourraient suivre le même chemin aussi.

Le président français est même allé plus loin en fixant une "ligne rouge". La France ne signera pas la déclaration finale du sommet si elle ne défend pas "l'ambition climatique". 

Un tel refus serait une première diplomatique pour la France dans l'histoire des sommets du G20. 

C'était aussi le premier face-à-face entre Theresa May et Vladimir Poutine depuis l'empoisonnement de l'ancien agent double Sergueï Skripal. 

La Première ministre britannique a dit que leurs relations ne reviendraient pas à la normale tant que la Russie "ne cessera pas ses activités irresponsables et déstabilisatrices."

On retiendra aussi la tentative d'humour de Donald Trump qui a demandé à Vladimir Poutine de ne pas se mêler des prochaines élections américaines après la question d'un journaliste sur le sujet. 

 

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