Insécurité à la frontière ivoiro-libérienne | Afrique | DW | 10.06.2012
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Afrique

Insécurité à la frontière ivoiro-libérienne

Une embuscade dans le sud-ouest de la Côte d’Ivoire a coûté la vie à au moins huit civils et à sept casques bleus nigériens. Le gouvernement ivoirien veut renforcer la sécurité dans cette région frontalière.

Soldats de l'Onuci

Soldats de l'Onuci

L'attaque a été menée vendredi au sud de la ville de Taï, non loin de la frontière libérienne. Selon l'Onu, au moins huit civils ont été tués et des centaines de villageois ont pris la fuite. Sept casques bleus nigériens, membres de l'Opération des Nations unies en Côte d'Ivoire, l'Onuci, ont eux aussi trouvé la mort, de même qu'un membre des Forces Républicaines de Côte d'Ivoire.

Le secrétaire général de l'Onu, Ban Ki Moon, s'est déclaré « attristé et scandalisé »

Le secrétaire général de l'Onu, Ban Ki Moon, s'est déclaré « attristé et scandalisé »

Condamnation générale

L'embuscade a été fermement condamnée par le Conseil de sécurité de l'Onu, qui a exprimé son inquiétude face l'instabilité de la situation dans la zone frontalière. Depuis un an, la région subit régulièrement des attaques imputées à des forces fidèles à l'ex-président ivoirien Laurent Gbagbo réfugiées au Liberia. Selon l'organisation Human Rights Watch, ces raids avaient déjà fait une quarantaine de morts avant l'attaque de vendredi. Les chefs d'Etat de la Guinée, Alpha Condé, et du Niger, Mahamadou Issoufou ont eux aussi vivement condamné l'incident et fait part de leur préoccupation. Le gouvernement nigérien a affirmé que cet « acte inacceptable » ne resterait pas « impuni ».

Mesures de sécurité renforcées

L'ancien président Laurent Gbagbo doit être jugé par la Cour Pénale Internationale

L'ancien président Laurent Gbagbo doit être jugé par la Cour Pénale Internationale

Suite à cet incident, l'Onuci a décidé de renforcer ses effectifs dans la région afin de protéger les civils. Le ministre ivoirien de la Défense, Paul Koffi Koffi, a affirmé que l'embuscade avaient été organisées par des miliciens et des mercenaires venant de l'autre côté de la frontière. Selon lui, des opérations transfrontalières sont nécessaires pour établir une zone de sécurité et mettre un terme aux raids sur des villages ivoiriens. Le ministre a toutefois assuré que des opérations de ce genre n'auraient lieu qu'en accord avec le pays voisin.

Le Liberia ferme sa frontière

Le Liberia a lui aussi réagi en annonçant la « fermeture immédiate » de sa frontière samedi soir. Le ministre libérien de l'Information, Lewis Brown, a toutefois précisé que les activités humanitaires n'étaient pas concernées par cette mesure. Il a aussi promis que les « individus impliqués dans des attaques transfrontalières » seraient arrêtés et remis aux autorités ivoiriennes. Le ministre a ajouté que la présidente libérienne Ellen Johnson Sirleaf, actuellement hors du pays, avait donné des instructions pour que des militaires libériens soient immédiatement déployés à la frontière, soutenus par la police et les services de l'immigration.

Auteur : Aude Gensbittel
Edition : Mulay Abdel Aziz

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