Honduras : les 100 jours | International | DW | 06.10.2009
  1. Inhalt
  2. Navigation
  3. Weitere Inhalte
  4. Metanavigation
  5. Suche
  6. Choose from 30 Languages

International

Honduras : les 100 jours

Cela fait 100 jours que le président du Honduras Manuel Zelaya a été renversé par un coup d'Etat. En exil tout d'abord au Nicaragua, le président déchu est rentré clandestinement au pays, il y a deux semaines.

default

Des sympathisants de Manuel Zelaya devant l'Ambassade du Brésil à Tegucigalpa

Cela fait exactement 100 jours que le président du Honduras Manuel Zelaya a été renversé par un coup d'Etat. En exil tout d'abord au Nicaragua, le président déchu est rentré clandestinement au pays il y a deux semaines. Il est depuis réfugié à l'Ambassade du Brésil de la capitale Tegucigalpa. Le gouvernement putschiste de Roberto Micheletti a levé hier les mesures d'exception qui étaient en vigueur depuis la fin septembre au Honduras. C'était une condition posée par Manuel Zelaya pour l'ouverture d'un dialogue.

Honduras / Zelaya

Manuel Zelaya a été renversé par un putsch le 28 juin dernier

Manuel Zelaya se dit « emprisonné » à l'Ambassade du Brésil de Tegucigalpa. Il est accompagné de sa femme et de près de 70 sympathisants qui vivent dans des conditions difficiles. Mais le président déchu espère qu'un véritable dialogue va s'instaurer avec le gouvernement de Roberto Micheletti. Notre correspondant Michael Castritius a pu le joindre au téléphone.

« J'espère que nous allons être prochainement libérés de cet encerclement néo-nazi autour de l'ambassade. Les putschistes rendent l'accès difficile aux visiteurs. Ils parlent de dialogue, mais ils mentent. Car les personnes qui veulent me parler ne sont pas autorisées à venir me rejoindre. Nous n'avons pas de problèmes de santé. Nous nous sommes remis des attaques au gaz toxique dont nous avons été victimes. »

Le gouvernement putschiste a annoncé l'abrogation d'un décret qui restreignait les libertés de circulation, de réunion et de presse. Des restrictions qu'ont bravées de nombreux manifestants. A l'instar de Miralys Laveire :

Honduras` de facto Präsident Roberto Micheletti

Roberto Micheletti, le président de facto du Honduras

« Zelaya a commis des erreurs, mais nous nous battons surtout pour une consultation populaire. Pour nous, ce sera le moyen d'avoir une Assemblée constituante qui transformera le Honduras. Nous les femmes, nous luttons pour l'avenir de notre pays. »

Miralys et son groupe de femmes se battent donc pour une réforme de la constitution. Manuel Zeyala se concentre plus sur la condamnation du putsch du 28 juin. Une mission internationale sous l'égide de l'organisation des Etats américains doit arriver demain au Honduras. Elle doit accompagner le dialogue entre le président déchu et le président putschiste. Le premier aspire à un retour au pouvoir. Le second admet finalement un éventuel retour, mais uniquement après les élections législatives et présidentielle du 29 novembre.

Michael Castritius, Carine Debrabandère

Publicité
default

Votre avis nous intéresse !

Vous souhaitez réagir à l'actualité, donner votre avis sur le programme ou tout simplement dire bonjour ? Envoyez un courriel à francais@dw.com ou laissez un message sur notre page Facebook DW Francais.

Réagissez à l'actualité sur notre page Facebook !