Grève et quotidien perturbé dans les écoles guinéennes | Afrique | DW | 12.10.2018
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Afrique

Grève et quotidien perturbé dans les écoles guinéennes

Une semaine à peine après la rentrée des classes, les enseignants de Guinée sont en grève. Ils demandent des augmentations de salaire. Refus du gouvernement qui menace de ne plus payer les salaires du tout.

C'est un nouveau bras de fer entre le gouvernement et le syndicat libre des enseignants de Guinée, la principale structure syndicale de l'éducation. Le syndicat demande une augmentation mensuelle de salaire et a appellé ses membres à la grève. Des revendications considérées comme "irréalistes" par le gouvernement qui affirme que tout enseignant qui ne se rendra pas en classe verra son salaire bloqué. Cette situation paralyse la rentrée des classes débuté depuis une semaine.

La fréquentation des écoles reste faible. Les enseignants demandent une augmentation de salaire de huit millions de francs guinéens, soit 800 euros par mois. Une demande refusée par le  gouvernement qui menace de remplacer les enseignants grévistes par des contractuels. "Pour conduire les enseignants et chercheurs de Guinée il faut partir d'une base raisonnable et rationnelle", estime Mamady Sidiki  Camara, porte-parole du ministère de l'Education nationale.

"Il faut assurer le droit aux enfants de recevoir les cours et permettre à ceux qui ne prennent pas part à cette grève de venir travailler. Pour que cela soit, il faut assurer la sécurité autour des structures scolaires", explique encore le porte-parole pour justifier la présence des forces de l'ordres autour des établissements réputés sous tension.

Schulkinder in Guinea Conakry (AFP/Getty Images/S. Kambou)

Des élèves à Conakry.

"Gardez vos enfants à la maison"

Malgré les menaces du gouvernement,  les syndicalistes maintiennent leur mot d'ordre de grève. Ils mettent en garde le gouvernement contre toute sanction à l'égard des enseignants grévistes. "Aucun d'entre nous ne sera muté ou sanctionné pour fait de grève. Parce que le droit de grève est institué.", assure Moustapha Soumah, membre du Syndicat libre des enseignant. Il indique que des contractuels recrutés pour les cours n'ont aucune qualification requise et fustige le mécanisme mis en place pour détruire le mouvement.

Et Moustapha Soumad d'adresser un message aux parents d'élèves : "Je leur demande de garder les enfants à la maison. La première insécurité aujourd'hui c'est le fait de ramasser les gens dans les quartiers, les amener à l'école alors qu'ils n'ont pas les qualités pour donner cours. Si les enfants doivent revoir des cours cela doit se faire avec des professeurs qui ont reçu des formations pédagogiques et académiques". Pour lui la police devant les écoles est le signe de l'insécurité. "Donc que tout le monde garde son enfant jusqu'à la déclaration du SLEEG. Par ce que ne donnent des cours que les professionnels."

Pour l'instant plusieurs parents hésitent encore à laisser leurs enfants de peur des manifestations. Le gouvernement quant à lui  multiplie les actions de sensibilisation tout en rassurant les parents que les cours ont effectivement débuté.

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