Abou Walid al-Sahraoui ″neutralisé″ par la France | Afrique | DW | 16.09.2021
  1. Inhalt
  2. Navigation
  3. Weitere Inhalte
  4. Metanavigation
  5. Suche
  6. Choose from 30 Languages
Publicité

Afrique

Abou Walid al-Sahraoui "neutralisé" par la France

Le chef de l'Etat islamique au Grand Sahara Abou Walid al-Sahraoui a été tué par les forces françaises. Annonce faite par le président Emmanuel Macron.

"Il s'agit d'un nouveau succès majeur dans le combat que nous menons contre les groupes terroristes au Sahel", c'est ainsi que le président  français Emmanuel Macron a qualifié sur Twitter, dans la nuit de mercredi à jeudi, la mort de Abou Walid al-Sahraoui. Un décès survenu  suite à une frappe de la force Barkhane", selon la ministre française des Armées, Florence Parly, qui parle d "un coup décisif contre l’Etat islamique au Grand Sahara.

Lire aussi : Doit-on redouter le scenario afghan au Sahel ?

Une série d'attaques

L'Etat islamique au Grand Sahara est considéré comme étant à la manoeuvre de la plupart des attaques dans la région des "trois frontières", un vaste espace aux contours vagues à cheval sur le Mali, le Niger et le Burkina Faso.

Le chef de l'EIGS avait été désigné comme ennemi prioritaire au Sahel

Le chef de l'EIGS avait été désigné comme "ennemi prioritaire" au Sahel

 Cette zone constitue la cible récurrente d'attaques de deux groupes armés jihadistes: l'Etat islamique au Grand Sahara (EIGS) et le Groupe de soutien à l'islam et aux musulmans (GSIM), affilié à Al Qaïda.
  L'EIGS avait pris pour cible des soldats américains dans une attaque meurtrière en octobre 2017, au cours de laquelle quatre soldats américains des Forces spéciales et quatre Nigériens avaient été tués dans une embuscade à Tongo Tongo, près du Mali, dans le sud-ouest du Niger. 

Lire aussi : Mali : Comment les djihadistes ont levé le blocus sur Dinangourou
  Fin 2019, ce même groupe avait mené une série d'attaques d'ampleur contre des bases militaires au Mali et au Niger. Le 9 août 2020, au Niger, c'est encore l'EIGS qui serait à l'origine de l'assassinat de six travailleurs humanitaires français et de leurs guide et chauffeur nigériens. Une attaque qui avait suscité une vive émotion en France et au Niger, classé ensuite en zone rouge, soit "formellement déconseillée", à l'exception de la capitale Niamey, par le ministère français des Affaires étrangères.

Écouter l'audio 01:39

" A court terme cela ne devrait pas changer grand chose..." Issoufou Yahaya

Lire aussi: Niger : les civils pris pour cible par les djihadistes

L'ennemi à abattre

 L'EIGS a été créé en 2015 par Adnan Abou Walid al-Sahraoui. Cet ancien membre du Front Polisario, puis de la mouvance jihadiste Al-Qaïda au Maghreb Islamique (AQMI), avait été désigné comme "ennemi prioritaire" au Sahel, lors du sommet de Pau (sud-ouest de la France), en janvier 2020.

En juin et juillet, Paris avait déjà annoncé la mort ou la capture de plusieurs cadres de haut rang de l'EIGS par la force française Barkhane et ses partenaires, dans le cadre de sa stratégie de cibler les dirigeants et les cadres des organisations jihadistes. Le Chef du groupe serait tombé le mois dernier ( en août ) entre la localité malienne de Ménaka et la frontière nigérienne lors d'une opération militaire ciblée. 

Pour le politologue nigerien Issoufou Yahaya cette annonce est plutôt une bonne nouvelle, mais il s'interroge toutefois sur le moment choisit pour rendre l'information publique. 

Cliquez sur la photo ci-dessus pour écouter son analyse.