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Gao, carrefour de communication et de commerce
Gao, carrefour de communication et de commerceImage : Katrin Gänsler

Entre craintes et espoirs, Gao attend l'élection

Katrin Gänsler, Ramata Soré
25 juillet 2013

Plus que trois jours avant l'élection présidentielle au Mali. Dans les différentes régions du pays, on s'affaire pour que les populations puissent voter. Reportage à Gao, ville statégique dans le nord du pays.

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Grand marché de Gao. La viande de chèvre côtoie les étales d'épices. L'odeur du poisson frais, pêché dans le fleuve Niger qui se trouve à proximité, embaume les environs. Aichata Keïta, présidente des mareyeuses de Gao, affirme que la vie est bien meilleure depuis que l'opération Serval a mis les terroristes hors d'état de nuire : « Avant, la vie n'était pas facile, on ne pouvait même pas sortir de chez nous. Mais depuis que les Français sont venus avec les Tchadiens, ça va mieux.»

« Tout le monde est chef »

Si la situation sécuritaire s'est améliorée, la banque, elle, n'a toujours pas rouvert
Si la situation sécuritaire s'est améliorée, la banque, elle, n'a toujours pas rouvertImage : Katrin Gänsler

Cela fait environ six mois que Gao est libérée. L'occupation de la ville par les terroristes pendant au moins un an a laissé des traces morales et physiques. Par exemple, sur les murs jaunes du bureau de la poste de la ville, les impacts de balles sont toujours visibles. Au quartier général de la police, ils sont encore plus impressionnants. Et même si certains pensent que la présidentielle va changer les choses, pour Harouna Touré, chauffeur de camion, l'avenir est incertain : « Tout le monde est bandit là-bas, tout le monde fait ce qu'il veut, il n'y a pas de chef, tout le monde est chef. »

Violences à Kidal

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Vive le Mali ! Pour beaucoup d'habitants de Gao, la priorité c'est un pays uniImage : Katrin Gänsler

Ces derniers jours, quatre personnes sont mortes lors d'affrontements entre partisans du MNLA et les autres résidents de Kidal. Outre cela, six travailleurs électoraux ont été enlevées à Tessalit. Et bien qu'ils aient été libérés, cette violence crée toujours la psychose à Gao. Safi Maiga : « On veut que l'armée malienne aille récupérer Kidal. On ne peut pas y vivre. C'est un enfer. On veut la paix à Kidal et partout au Mali. »

Vu les actions du MNLA, à quelques jours seulement de la tenue de l’élection, le gouverneur de Gao, Mamadou Adama Diallo est anxieux quant à la sécurité le jour du scrutin : « C''est une minorité qui veut se faire voir, faire des actions pour faire comprendre qu'ils existent. Mais jusqu'à présent, nous ne voyons rien qui puisse nuire à cette élection. »

L'armée malienne a déployé un impressionnant dispositif de sécurité à Gao et dans d'autres villes du pays.

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