En Inde, l′école par WhatsApp pour contourner la pandémie | International | DW | 12.11.2020
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International

En Inde, l'école par WhatsApp pour contourner la pandémie

La plupart des écoles sont fermées en Inde. Pour assurer la continuité des cours sans augmenter les risques d'infection à la Covid-19, les professeurs enseignent par WhatsApp.

Séance de rattrapage pour des enfants ayant raté les cours par manque d'accès à internet

De nombreuses écoles ont dû fermer à cause de la hausse des cas de coronavirus

La pandémie de Covid-19 a plongé l'inde dans une véritable catastrophe. Dans le pays, l'éducation est jugée cruciale pour l'avenir : 27 % de la population a moins de 15 ans, et le premier ministre Narendra Modi ambitionne de remplacer la Chine comme nouvelle usine du monde.

Alors, pour assurer la continuité des cours, les professeurs enseignent par WhatsApp. 

Un système de contrôle au ralenti

Pour Rajeshwari, proviseure de la Shri Padmashree High School à Bangalore, cela veut dire que la journée commence le soir. Cette femme d'une quarantaine d'années fait envoyer les cours par WhatsApp la veille pour le lendemain matin.

Écouter l'audio 02:02

Rajeshwari : "On envoie le cours en vidéo la veille au soir"

"Nous devons envoyer l'enregistrement du cours de cette manière parce que mes élèves n'ont pas accès à un smartphone pendant plus d'une heure le matin. En effet, leurs parents partent travailler à 9h depuis la fin du confinement en juin. C'est pour ça qu'on envoie le cours en vidéo la veille au soir. On laisse passer une journée. Puis on reprend contact avec chaque élève grâce à Google Meet pour vérifier qu'ils ont bien compris le cours. Mais on ne fait pas cours avec Google Meet", témoigne Rajeshwari.

En Inde, 66 % des instituteurs utilisent l'application WhatsApp pour envoyer les cours et les sujets d'examens, d'après un sondage réalisé durant le premier semestre de l'année 2020.

Lire aussi → Pas question de laisser la Covid circuler librement, selon l'OMS

L'école indienne frappée de plein fouet

Pour empêcher les écoliers de tricher aux épreuves, Rajesh Malhotra, le proviseur de la Sainath Public School de Delhi, mise sur la montre. "On dit aux enfants que le contrôle aura lieu entre midi et 13h. On envoie les questions par WhatsApp cinq minutes avant le début de l'épreuve. Et à 13h, les élèves doivent prendre en photo leurs réponses et les renvoyer sur le groupe WhatsApp", explique-t-il.

L'Inde est le premier marché de WhatsApp au monde avec 400 millions d'usagers. Populaire et gratuite, l'application ne suffit toutefois pas à garder tous les élèves dans le système scolaire.

Beaucoup de parents ont retiré leurs enfants de l'école faute de pouvoir payer les frais alors que le chômage explose. Trois établissements contactés par la Deutsche Welle à Delhi, Bangalore et Hyderabad rapportent une chute de plus d'un tiers des inscrits. Parfois, le nombre d'élèves a été divisé par trois.

Le pourcentage des enfants de six à treize ans scolarisés avait bondi de 81 à 97 % entre 2000 et 2016, réduisant l'illettrisme et les mariages précoces. Autant d'avancées qui sont en train de disparaître.

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