Denis Mukwege : ″Construisons une paix durable!″ | Afrique | DW | 28.12.2018
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Afrique

Denis Mukwege : "Construisons une paix durable!"

Le chirurgien qui "répare" les femmes victimes de viols a appelé chaque Congolais à s’approprier le prix Nobel. Des milliers d'habitants de Bukavu ont fêté aujourd'hui le retour de l'enfant prodige.

Écouter l'audio 02:13

"Nous bâtirons un pays plus beau qu'avant, dans la paix" (Denis Mukwege)

C’est dans une grande effervescence que la population de Bukavu a accueilli le prix Nobel de la Paix Denis Mukwege de retour dans son pays, la République démocratique du Congo.

Un accueil chaleureux lui a été réservé à l’aéroport de Kavumu. Des milliers d'habitants de Bukavu ont effectué le déplacement pour honorer leur héros. Jean Crysostome Kijana, président national de la nouvelle dynamique de la société civile voit ce retour du prix Nobel "comme un message fort contre tous ceux qui sèment la terreur et utilisent les viols comme une arme de guerre."

Denis Mukwege prend ensuite la direction de l'hôpital Panzi, l'établissement dans lequel il soigne les femmes victimes des viols entre une haie d'honneur formée par des centaines de femmes de la société civile et d'associations venues l'accueillir.

Arrivé au collège Alfajiri, et après l'hymne congolais qui dit notamment : "Nous bâtirons un pays plus beau qu'avant, dans la paix", le chirurgien a montré à l'assistance son prix Nobel, et la médaille, précisant qu'il avait aussi reçu 400.000 dollars "qui serviront à continuer à soigner les personnes violées," dit-il.

Dans son discours, le prix Nobel rend hommage à la femme congolaise survivante des violences sexuelles dont la lutte pour ses droits et sa dignité doit davantage être valorisée. Tout en insistant sur le droit pour cette femme à la réparation aussi bien judiciaire que communautaire.

Le docteur Muwkege a appelé au "respect de la constitution", et constaté que le "processus électoral est dans l'impasse".

Une claire allusion au président Joseph Kabila qui se maintient au pouvoir depuis 17 ans et aux élections prévues dimanche, déjà annulées dans certains territoires.

Mukwege a appelé "tous les responsables" à prendre "la mesure de la gravité de la situation pour éviter le chaos", ajoutant "On en a marre!", sous les acclamations de l'assistance.

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