Congo-Rwanda : Pas d’accord sur l’envoi d’une « force neutre » | Archives Afrique | DW | 08.08.2012
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Archives Afrique

Congo-Rwanda : Pas d’accord sur l’envoi d’une « force neutre »

La rencontre de Kampala sur l’établissement d’une force neutre entre le Congo et le Rwanda s’est achevée ce mercredi. Les pays des Grands Lacs qui ont organisé cette réunion n’ont publié aucun détail sur cette force.

Les chefs d'Etat de la région des Grands Lacs étaient réunis depuis mardi à Kampala, en Ouganda. Paul Kagamé du Rwanda, Joseph Kabila de la République démocratique du Congo et Yoweri Museveni de l'Ouganda participaient à cette rencontre. L’objectif de cette réunion : définir les contours d'une « force neutre », chargée « d'éradiquer » les groupes armés actifs dans l’Est de la RDC et de contrôler la frontière avec le Rwanda. Toutefois, les avis sur cette initiative sont partagés.

Kongo Kämpfe

La population conglaise souffre des combats

En République démocratique du Congo, l’acceptation en juillet dernier à Addis-Abeba par le président Joseph Kabila du déploiement d’une force impartiale dans l’est du Congo fait des vagues. Valentin Mubaké, conseiller politique d’Etienne Tshisekedi, candidat à la dernière élection présidentielle, déclare à ce sujet :

« La Monusco, est venue au Congo il y a 13 ans ; 13 ans que cette force-là est au Congo pour combattre les forces négatives, le FDLR. La Monusco n'y parvient pas, parait-il. Et c’est pendant ce temps que le Rwanda, qui se sentait en insécurité à cause de ces gens-là, a multiplié des opérations militaires avec l’armée congolaise sans aucun résultat. Et on veut nous faire croire que cette force neutre-là, c’est pour traquer le FDLR ? C’est du bluff ça ! »

Kämpfe Ost Kongo Rebellen Flüchtlinge

L'est de la RDC est en proie à des violences entre armée et rebelles

Mais que faut-il pour sortir la République démocratique du Congo et le Rwanda de cette crise ? Réponse de Fredy Nkurikié, consultant indépendant sur les questions de médiations en Afrique et basé à Genève en Suisse :

« Une question sécuritaire qui n’a jamais été réglée, je dirai de manière définitive, c’est d’une part cette présence du FDLR, les miliciens rwandais. Mais aussi, il ya de l’autre coté tous ces mouvements rebelles d’essence congolaise, des rwandphones, mais Congolais. Finalement où se situent les responsabilités? [Il faut] essayer de mettre le doigt là où il le faut. [L’est du Congo] est une région extrêmement riche. Il y a certainement des convoitises et s’il ya aussi des pressions sur certains pays de la sous-région par des puissances, ce n’est certainement pas pour la seule stabilité de la sous-région. Ca peut appeler cette stabilité nécessaire pour l’exploitation de ces ressources. Et je crains à mon niveau que cette force neutre dont on parle ne soit pas non plus une solution, mais juste du cosmétique. »

Le communiqué final de la rencontre de Kampala ne donne aucun détail sur les contours de la future « force neutre ». Toutefois, un « sous-comité » ministériel est chargé de réfléchir sur la mise en œuvre de cette force.