Quand le carburant se fait rare à Brazzaville | Afrique | DW | 01.09.2021
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Afrique

Quand le carburant se fait rare à Brazzaville

Le Congo est un des plus gros producteurs de pétrole en Afrique mais Brazzaville, sa capitale, subit une importante pénurie de carburant.

Le transport est paralysé et les chauffeurs de taxi ne peuvent plus s’alimenter dans les stations-service. Depuis une semaine, les autorités promettent de trouver une solution mais la pénurie persiste.

Le spectacle est hallucinant devant les stations-service avec d’interminables files de voitures, notamment des taxis qui sont là depuis plusieurs heures. 
Mais il n’y a presque pas d’essence dans les pompes. Les chauffeurs de taxis, pénalisés, s’en plaignent. 

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Des plaintes

" Cela fait une semaine que je ne travaille pas. Quand je viens à la station, il n’y a pas d’essence " déplore un chauffeur de taxi.

En raison de la pénurie, d’interminables files de voitures se forment devant les stations service.

En raison de la pénurie, d’interminables files de voitures se forment devant les stations service.


Un autre suspecte la spéculation des agents de la station. " Ils nous disent qu’il n’y a pas de carburantmais nous savons qu’il y en a. Ils servent ceux qui viennent avec les bidons et qui leur donnent quelque chose " dénonce-t-il. 
Un troisième chauffeur de taxi, Jean-Yves, espère que les choses vont rapidement s’améliorer. " Si je trouve du carburant, peut-être que je vais travailler. Nous sommes un pays producteur de pétrole, nous voulons que les choses s’améliorent " explique un autre. 
Le Congo-Brazzaville est le quatrième producteur du pétrole en Afrique subsaharienne avec 350.000 barils par jour. Neuf sociétés pétrolières dont Total, ENI ou Wing Wah exploitent le brut au large de Pointe-Noire. 
Le pays dispose de sa propre raffinerie, Coraf, qui produit 850.000 tonnes d’essence, de gasoil et de kérosène chaque année.

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Des interrogations

 Comment en est-on arrivé à cette pénurie ? Raoul Ominga, le directeur général de la Société nationale des pétroles du Congo, reste évasif dans ses explications.
" On sait pourquoi. On a pris le taureau par les cornes. On aurait pu édulcorer les choses en allant toucher les stocks stratégiques pour éviter cette pénurie. Mais on a continué à travailler normalement, notre rôle ce n’est pas de masquer la situation ", affirme Raoul Ominga qui s’excuse auprès " des Congolais ", promettant de réparer rapidement la situation. 
Malgré toutes ces difficultés, le pays présente une autre image à l’extérieur. Le Congo-Brazzaville va en effet assurer en 2022 la présidence de l’Organisation des pays exportateurs du pétrole, OPEP.