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Image : Sia Kambou/AFP/Getty Images

Pas d'Ebola en Centrafrique, mais la vigilance reste de mise

Carole Assignon
12 novembre 2021

En Centrafrique, quatre personnes sont décédées à la suite d’une fièvre hémorragique. Les autorités craignaient une infection à virus Ebola, une piste finalement écartée.

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C’est de Kabo, à l’extrême nord de la Centrafrique, à la frontière avec le Tchad, que l’alerte est partie. Le premier cas serait apparu le 14 octobre dernier. 
Au total, quatre personnes sont finalement décédées suite à une fièvre hémorragique qui n’est pas Ebola, précise le docteur Emmanuel Rivalyn Nakoune Yandoko, directeur scientifique de l'Institut Pasteur de Bangui.

"Nous avons fait le diagnostic d’Ebola et Marbourg, qui sont revenus négatifs pour les deux virus. Nous sommes en train de faire la fièvre jaune et la fièvre de la vallée du rift, parce qu’on sait que dans ces zones il y a eu des cas de fièvre jaune. Avec le contexte actuel d' Ebola en RDC, dès que les gens entendent parler de fièvre hémorragique et décès ils pensent tout de suite à Ebola", explique-t-il.
La République démocratique du Congo, notamment l’est du pays, est en effet régulièrement confrontée à des épidémies d’Ebola. Actuellement, la vaccination et des médicaments ont permis de stopper la propagation du virus.

Séance de sensibilisation sur la maladie à virus Ebola dans l'est de la RDC.
Séance de sensibilisation sur la maladie à virus Ebola dans l'est de la RDC.Image : picture-alliance/AP/A. Kudra Maliro

Lire aussi : RDC : la riposte s'organise contre Ebola qui ressurgit

Prévention et action

Si en Centrafrique tout porte à croire qu’il ne s’agit pas d’Ebola, la vigilance reste tout de même de mise en raison de la proximité du pays avec la RDC. En août dernier, quand un cas suspect avait été signalé en Côte d’Ivoire, et alors que les flux de populations sont fréquents entre les deux pays, le gouvernement centrafricain avait lancé une alerte. Il s’agissait de détecter et de prendre en charge de manière précoce tout cas suspect de maladie à virus Ebola. 

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Lire aussi : La Côte d'Ivoire et l'OMS organisent la riposte contre Ebola

En cas de contamination, la réponse doit en effet être rapide, expliquait à la DW l'épidémiologiste Didier Agbozognigbé : "Quand cela survient, on circonscrit la zone et on procède à la vaccination de toutes les personnes susceptibles d’être contaminées (…) la consommation, la manipulation des viandes de brousse c’est ce qui conduit à l’infection. En plus du lavage des mains, il faut éviter la consommation des viandes de brousse, bien cuire ses aliments avant de les manger."

Fièvre, maux de tête, fatigue, douleurs et faiblesse musculaires mais aussi mal de gorge, éruption cutanée, nausées et vomissements, diarrhées... ce sont les symptômes de la maladie à virus Ebola. Une maladie qui reste très contagieuse et dont le taux de mortalité avoisine souvent les 50%.