Calme précaire après des violences en Irak | International | DW | 08.10.2019
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International

Calme précaire après des violences en Irak

Face à l'émotion provoquée par une répression très violente, le pouvoir irakien tente de calmer le jeu en reconnaissant la responsabilité des forces de sécurité dans la mort des manifestants abattus.

Le gouvernement irakien a dressé un bilan d'une centaine de morts et plus de 6.000 blessés en l'espace d'une semaine de protestations. Dans de nombreuses villes du pays où les manifestants dénoncent la corruption et le chômage, ils se heurtent à la répression très dure de la police.

Des vidéos diffusées sur les réseaux sociaux montrent des scènes d'une rare violence. Des tireurs d'élite postés sur les toits des maisons tirent sur des civils et des hommes masqués saccagent des chaînes de télévision.

Le gouvernement parlait dans un premier temps de milices soutenues par des acteurs étrangers. Mais ce lundi (07.10.), l'armée a admis avoir utilisé une force excessive contre les manifestants.

 

Calme précaire

La nuit du lundi à ce mardi a été calme. Est-ce suite à l'intervention du président irakien ? Dans un message télévisé, Barham Saleh a en effet appelé les fils d'une même nation à mettre fin à la dissension.

D'une voix étranglée par moments, le président a expliqué les difficultés économiques que connaît le pays par les attaques terroristes et l'insécurité."La lutte contre l'Etat islamique a lourdement pesé sur l'économie et les réserves irakiennes" a dit le président Saleh. "Cependant, la corruption et la dilapidation des ressources publiques empêchent le pays d'avancer", reconnaît-il. "Assez de destructions", plaide Barham Saleh.

 

Large palette de revendications

Les protestations ont commencé après le limogeage du commandant en second des unités spéciales devenu le héros dans la lutte contre l'Etat islamique.

Mais rapidement, les revendications des manifestants se sont élargies à la corruption, la pauvreté et l'incapacité du gouvernement à adopter des réformes, dont le droit de vote que le président irakien demande au Parlement d'adopter.

Le pouvoir fait tout pour que la situation ne lui échappe pas et alors que les manifestants accusent les partis chiites proches de l'Iran de jouer un rôle dans la répression, l'Iran, critique à l'encontre des protestations, dénonce un complot visant à détruire "l'axe Téhéran-Bagdad".

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