Burkina : quel bilan tirer du dialogue politique ? | Afrique | DW | 23.07.2019
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Afrique

Burkina : quel bilan tirer du dialogue politique ?

Après une semaine d’intenses réflexions, les acteurs politiques burkinabè ont proposé au chef de l’Etat, Roch Marc Christian Kaboré, un rapport de synthèse sur les points consensuels et leurs désaccords au sujet du pays.

De l’avis de certains analystes, ce dialogue politique avait surtout pour objectif de préparer l’élection présidentielle de 2020. Avant cette échéance d’ailleurs, il a été convenu d’une relecture à minima du code électoral.  
Le calendrier des élections est maintenu. 

Le seul point qui n’a pas fait l’objet de consensus concerne l’utilisation de la carte consulaire biométrique comme document électoral. Le deuxième axe du dialogue politique était pourtant relatif à la situation nationale, avec comme sous-points la situation sécuritaire, la réconciliation nationale, la justice, l’unité nationale et la gestion du foncier, entre autres.

Les Burkinabè peu concernés par le dialogue 

Cet accord entre acteurs politiques n’est pas le sujet qui préoccupe plus le Burkinabè lambda. 
Le plus important pour de nombreux citoyens reste le retour concret de la paix. Pendant que les politiciens se perdent dans des conjectures, les terroristes ont à nouveau frappé dans la région nord, tuant des populations innocentes qui supplient dame nature afin de leur procurer une campagne agricole bien arrosée. 

"Les politiciens ont deux bouches", nous confie un mécanicien d’engin à deux roues. "Bientôt ils reviendront sur tout ce qu’ils ont dit juste pour maintenir leur leadership ou par cupidité", conclut-il.

De l’insurrection à la transition, de nombreux Burkinabè sont déçus de la gestion du pouvoir. A leur avis, le sacrifice du changement de régime ne profite qu’au même clan. En fait, ils estiment avoir cousu un pantalon neuf avec de vieux tissus.