Burkina : comment un jeune écolier s′est-il procuré un engin explosif ?  | Afrique | DW | 09.01.2020
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Afrique

Burkina : comment un jeune écolier s'est-il procuré un engin explosif ? 

Les enquêtes se poursuivent pour déterminer l'origine exacte de l'explosion qui a blessé mercredi (08.01.2020) quatre écoliers dont deux grièvement à Ouagadougou.

Selon la première version rendue publique par les enseignants de l'école coranique de Darou Kour An Hadis, il semble que ce soit un élève qui ait amené l'engin explosif au sein de l'établissement. 

L'élève, dont on ignore l'identité, aurait ensuite manipulé l'engin qui a explosé juste après le début des cours, selon les mêmes témoins. 

Mais en attendant les résultats de l'enquête menée par la gendarmerie, plusieurs Burkinabè s'interrogent sur l'origine de cet engin explosif. Selon Birba Idrissa, président de l'organisation "Nouveaux droits de l'Homme au Burkina", cet incident est lié au "contexte sécuritaire actuel du pays marqué par la lutte contre le terrorisme. Il y en a qui pensent qu'en faisant du mal aux enfants, ça peut faire de la publicité pour eux. Récemment ce sont des femmes qu'on a assassinées pour se faire de la publicité".

Des inquiètudes et des interrogations

C'est la première fois qu'une explosion de ce genre se produit dans une école au Burkina Faso. Cet incident dramatique suscite  l’inquiétude des parents d'élèves. Larba Yarga, enseignant à la retraite et ancien député estime que "aussi bien les parents que les élèves peuvent être paniqués et c'est légitime. Maintenant les enquêtes vont bientôt nous apporter une réponse. C'est ce qui est important parce que cela pourrait nous rassurer si on sait ce qui s'est passé". 

 

L'armée burkinabè

L'armée burkinabè en alerte maximale

La gendarmerie avait d’abord affirmé qu’il s’agissait d’une grenade, avant que cette version soit démentie par le ministre de la Communication: selon Remis Dandjinou, "si c’était une grenade, les enfants blessés ne seraient pas en vie".  

La classe où a eu lieu l'explosion compte près 60 écoliers, dont la moyenne d'âge est de 12 ans.  

L'école a été ouverte en 2012, et compte 320 apprenants répartis dans les classes allant du CP1 à la cinquième. Elle délivre un enseignement mixte, avec trois jours de cours en arabe et trois jours en français.

Cette école est située dans un quartier périphérique du nord de Ouagadougou, dans l'arrondissement 9, qui a accueilli de nombreux déplacés fuyant les exactions des groupes djihadistes dans le nord du pays.