Burhanuddin Rabbani tué dans un attentat à Kaboul | International | DW | 20.09.2011
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International

Burhanuddin Rabbani tué dans un attentat à Kaboul

L'ancien président afghan a été tué dans un attentat-suicide dans le centre de Kaboul. Rabbani était chargé par le gouvernement de négocier la paix avec les taliban. Un proche conseiller du président Karzaï a été blessé.

Burhanuddin Rabbani donnait une conférence de presse en mai dernier à Kaboul

Burhanuddin Rabbani donnait une conférence de presse en mai dernier à Kaboul

Ironie du destin, l'ancien président afghan Burhanuddin Rabbani a donc été tué par ceux-là même qui l'avaient déjà chassé du pouvoir en 1996 : les taliban. Mais il faut bien dire que même pendant les quatre années où il était président, Burhanuddin Rabbani n'a jamais vraiment exercé son pouvoir. Tout d'abord parce qu'il était Tadjik dans un pays dominé par l'ethnie Pachtoune.

Mais aussi parce que Rabbani, qui a pourtant lui aussi combattu les Russes durant la guerre, a finalement toujours vécu dans l'ombre des grands chefs de guerre qu'étaient le commandant Massoud, un autre Tadjik, et aussi Ismail Khan. Il faut se rappeler qu'après le départ des Soviétiques, Rabbani était un président en exil dans son propre pays, isolé dans la capitale, Kaboul, bombardée par les chefs de guerre qui luttaient pour mettre la main sur le pays. Un pays que les taliban n'auront aucun mal, dans ces conditions, à conquérir.

Contacts avec les insurgés

Pourtant, durant les cinq années du régime taliban, Rabbani va rester le seul président reconnu par la communauté internationale. Et en 2001, après l'invasion américaine, celui-ci est revenu en Afghanistan en se présentant toujours comme le président. Mais les Américains vont le forcer à rendre son pouvoir et à le donner à Hamid Karzaï, toujours président dix ans après.

Cet homme donc, qui n'a jamais vraiment été respecté dans son rôle de chef d'Etat, avait été chargé l'année dernière d'établir des contacts avec les insurgés pour mettre un terme à la guerre. En l'assassinant, les taliban ont donc montré qu'ils ne voulaient pas discuter avec le pouvoir à Kaboul.

Auteur : Jean-Michel Bos

Edition : Philippe Pognan

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