1. Aller au contenu
  2. Aller au menu principal
  3. Voir les autres sites DW

Bunia : des prothèses qui changent des vies

23 janvier 2026

À Bunia, l’hôpital Rwankole fabrique des prothèses qui redonnent mobilité et espoir aux personnes amputées.

https://p.dw.com/p/57FcT

Depuis 2023, l’hôpital Rwankole de Bunia, en Ituri, fabrique localement des prothèses et des orthèses destinées aux blessés de guerre et aux victimes d’accidents. Soutenu par le Comité international de la Croix-Rouge (CICR), le centre accompagne chaque mois au moins trente patients, leur offrant mobilité, autonomie et dignité retrouvée.

Des prothèses sur mesure qui changent des vies

Amputée à l’âge de 7 ans après une blessure par balle, Kavira Zawadi a retrouvé la marche grâce à une prothèse fabriquée dans ce centre. Aujourd’hui âgée de 35 ans, elle témoigne de sa renaissance : auparavant dépendante et stigmatisée, elle peut désormais travailler et mener une vie épanouie.
Son histoire inspire de nombreux patients en réadaptation, souvent traumatisés par leur amputation.

Un processus de fabrication entièrement personnalisé

Romain Murenzi, ortho-prothésiste, en plein travail dans l'atelier
La création de prothèses et d'orthèses se fait dans l'atelier de l'hôpitalImage : Marcus Loika/DW

Dans l’atelier de Rwankole, prothèses et orthèses sont réalisées sur mesure selon un protocole précis : du moulage au montage, en passant par le thermoformage, pour adapter parfaitement le plastique au moule.

Le coût varie de 200 à 300 dollars pour une orthèse et peut atteindre 400 dollars pour une prothèse, mais le CICR prend entièrement en charge les blessés de guerre. Le soutien logistique de l’organisation est également essentiel, car la plupart des matériaux doivent être achetés hors de Bunia.

Un centre indispensable dans une région meurtrie

Depuis son ouverture en janvier 2023, le centre de réadaptation physique de Rwankole a déjà assisté plus de 677 patients. Chacun suit des séances de rééducation avant de recevoir son dispositif, une étape cruciale pour retrouver mobilité et confiance.

Kavira, aujourd’hui autonome et pleine d’énergie, encourage les nouveaux bénéficiaires : « Je les motive toujours à se tenir debout et à ne pas abandonner ». Un message d’espoir dans une région où la violence continue de marquer les corps et les vies.