Ben Ali : ″une mort biologique mais pas symbolique″ | Afrique | DW | 20.09.2019
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Afrique

Ben Ali : "une mort biologique mais pas symbolique"

C'était presque l’indifférence après l’annonce du décès de Zine el Abidine Ben Ali, l’ex président de la Tunisie de 1987 à 2011. Il avait été chassé par la rue en 2011 après quatre semaines de soulèvements populaires.

Écouter l'audio 02:00

"J’ai juste appris la mort de quelqu'un qui a tenu les rênes du pays très longtemps" (Slim, étudiant)

La nouvelle de la mort de Ben Ali, venait de tomber mais pourtant rien à signaler au centre-ville de Tunis. Pas d’édition spéciale sur les médias ni d’effervescence inhabituelle

Pour Slim, un étudiant en thèse, la nouvelle se glisse dans le flux quotidien d’informations…

"J’ai juste appris la mort de quelqu'un qui a tenu les rênes du pays très longtemps et qui est déjà très loin depuis longtemps et qui est mort. Bon, certains parlent de la fin d'une époque... je ne crois pas, c'est une mort biologique mais pas symbolique."

Ben Ali, un inconnu pour la jeune génération

À quelques mètres de là, un groupe de jeunes étudiantes venait aussi d’apprendre la nouvelle sur les réseaux sociaux. Ben Ali n’est un qu’un vague souvenir de leur enfance dont elles n’ont pas personnellement souffert.

"Je suis neutre, je ne peux pas pas dire que c'est étrange le fait qu'il soit mort parce qu'après, on s'attendait à ça... il allait mourir, c'est une nouvelle comme une autre, a estimé Aicha étudiante en allemand."

À mesure que les langues se délient les souvenirs remontent : Zeineb se remémore des moments marquant de son enfance, que ses copines découvrent sur le moment :

"J’avais trois ans environ. Un jour ma mère est revenue des bonnets. Mon père lui a demandé pourquoi, elle a dit qu'elle avait quelques problèmes parce qu'elle était dans une administration publique et qu'elle n'avait plus le droit de porterson foulard."

Ben Ali et le lieu de son enterrement devraient s’inviter dans la campagne électorale tunisienne pour les prochaines législatives. En effet, le gouvernement a déjà dit qu’il était prêt à accepter la dépouille à la demande de la famille.

 

 

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